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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 10:43

Source : Ouest-France - 04/05/2015

Le volailler Gastronome va céder son usine de Luché-Pringé (Sarthe) au groupe Casino qui s'engage à maintenir les 159 emplois.

Le volailler Gastronome va céder son usine de Luché-Pringé (Sarthe) au groupe Casino qui s'engage à maintenir les 159 emplois. Les deux partenaires ont officialisé leur accord à la préfecture du Mans, en présence du ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Stéphane Le Foll.

Le projet de reprise évite la fermeture de l'usine Gastronome de Luché-Pringé, annoncée par la direction en octobre 2014 et programmée pour juillet.

Casino a signé une promesse d'achat unilatérale afin d'acquérir 100 % de la société Gastronome-Luché, qui exploite l'usine. Le montant de la transaction n'a pas été dévoilé.

« Nous avons besoin du savoir-faire des salariés »

L'usine conservera son cœur de métier : la découpe et la transformation de la viande de volaille. Elle sera approvisionnée en dindes et poulets par les abattoirs Gastronome. Les filets de volailles seront emballés sous la marque du distributeur et expédiés dans ses magasins.

« Nous avons besoin du savoir-faire des salariés », précise Claude Risac, le porte-parole du distributeur.

Par cette acquisition, Casino devient un nouvel acteur de la filière volaille, dont il maîtrise les maillons de la transformation et de la distribution dans un souci de « traçabilité et de maîtrise des coûts » sur le produit stratégique de la découpe de poulet standard.

Une procédure d'information et de consultation des instances représentatives du personnel de Gastronome a été lancée. Un comité d'entreprise sera réuni le 11 mai.

Selon Sébastien Besnardeau, le délégué CGT du personnel et secrétaire du comité d'entreprise, le plan social validé le 20 avril et prévoyant le licenciement de l'ensemble des salariés, devrait logiquement être annulé.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 22:13
Source : Ouest-France - 29/03/2015
Après deux décennies de démarches, la précieuse IGP (Indication géographique protégée) est espérée l'an prochain.
Sarthe - Agroalimentaire C'est un article de notre confrère Emmanuel Guimard, aux « Échos » qui a remis hier le sujet sur la table : depuis presque vingt ans, les producteurs de rillettes du Mans courent après l'IGP (Indication géographique protégée). Un comble lorsque l'on sait que Tours (Indre-et-Loire) a obtenu une IGP pour des rillettes, « couvrant le département d'Indre-et-Loire et les cantons des départements limitrophes ». Autrement dit, alors que la terre d'origine des rillettes est bien en Sarthe, ce sont les voisins du centre qui bénéficient de l'IGP convoitée. 200 emplois
La guéguerre pourrait faire sourire dans les chaumières si l'on oubliait que les fameuses rillettes du Mans représentent aujourd'hui la bagatelle de 200 emplois pour une production annuelle, précisent « les Échos », de l'ordre de 10 000 tonnes. Ce sont principalement les artisans manceaux et quatre industriels, Luissier-Bordeau-Chesnel, Bahier, Fassier et Prunier, qui se serrent les coudes pour obtenir l'IGP. Les consommateurs avertis pourraient objecter que la fameuse IGP ne changera rien au goût des pots de rillettes. Il s'agit plutôt pour les professionnels de la filière d'une démarche « sécuritaire », pour éviter que n'importe quel fabricant puisse s'arroger l'appellation « rillettes du Mans ». Et sûrement pas les Tourangeaux ou les Bretons.
Troisième essai Les professionnels ont confié qu'ils espèrent cette fameuse IGP pour 2016. Ils avaient d'abord été retoqués pour avoir établi un périmètre trop large, puis en 2010 pour avoir trop restreint le périmètre à 19 cantons. Un troisième essai a été lancé et le cahier des charges a été validé, le 16 octobre 2014, par l'INAO (Institut national de l'origine de la qualité). Prochaine étape : les ministères de l'Agriculture et de l'Économie. Les Sarthois miseront beaucoup sur l'appui du ministre Stéphane Le Foll. Puis viendra l'ultime épreuve : la Communauté européenne. N'est pas rillettes du Mans qui veut !

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 21:40

Source : Ouest-France Entreprises - 28/04/2015

L'usine stoppe définitivement sa production, à Luché-Pringé. Une partie des salariés a refusé un reclassement au sein du groupe Terrena. Aucun repreneur n'est en vue pour le site.

Projet de fermeture en Sarthe Jeudi 09 octobre 2014 Sarthe. Gastronome : avis favorable sur le plan social

Mercredi 18 mars 2015 Gastronome. Avis défavorable du comité d'entreprise en Sarthe

Mercredi 25 février 2015 Fermeture de Gastronome. L'émotion est vive en Sarthe

Vendredi 10 octobre 2014 Pays de la Loire. Des usines qui ferment, tout un pays à la peine Jeudi 23 octobre 2014 Luché-Pringé - Sarthe - ils s’organisent - Agroalimentaire - Pays de la Loire

8 octobre 2014. Les 165 salariés de l'usine Gastronome sont sous le choc. La direction générale informe le personnel d'un projet de fermeture du site basé à Luché-Pringé, d'ici juin 2015.

« On savait que les choses allaient mal. Mais on ne s'attendait pas à un choc pareil », résume Pascal Louineau, délégué CGT. Une partie du personnel, sonné, débraie le lendemain dans les ateliers. Le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) est dévoilé le 21 octobre, dans une atmosphère houleuse.

La direction du groupe avance une perte de 53 millions d'euros en quatre ans, liée à la hausse des importations de dindes et poulets. La flambée des coûts de transport fragilise également le site luchois, éloigné des bassins d'élevage. 356 postes de reclassement doivent être proposés au sein de Terrena.

Sept mois de bras de fer Des arguments rejetés en bloc par la CGT, qui qualifie le document de « torchon ». Le début d'un long bras de fer, entre salariés et direction. Les débrayages se succèdent. Le 23 octobre, une centaine de personnes défilent avec pancartes et banderoles à Luché-Pringé. En novembre, la CGT refuse l'ouverture de négociations sur le PSE. Les représentants du personnel demanderont encore l'annulation du plan en décembre. Puis son gel pour une période de six mois, en février dernier. Sans succès.

« Le groupe Terrena, qui fait des profits et qui est prêt à dépenser 20 millions d'euros pour supprimer un site, a largement les moyens de prendre six mois pour étudier un plan de sauvegarde des emplois », s'indignent les délégués.

L'émotion est vive en Sarthe Les discussions entre représentants du personnel et direction ne reprendront qu'en mars. Le 17, le comité d'entreprise émet un avis favorable sur le projet d'accord collectif, portant sur le PSE.

À l'issue de ce bras de fer, les Gastronome voient leur prime de licenciement supra légale portée à 35 000 € par personne. Le congé de reclassement passe également de huit à douze mois. Aucun repreneur Les salariés ont jusqu'au 30 avril, pour faire connaître leur choix, concernant leur avenir. En mars, près de 90 avaient refusé une offre de reclassement interne, selon la direction. Et une vingtaine s'était dit intéressée, sans que rien ne soit signé. Beaucoup restaient indécis. « 145 personnes doivent partir le 30 avril. Une vingtaine restera sur le site jusqu'à sa fermeture, en juillet », indiquait Francis Guilbert, directeur.

Les lettres de licenciement devraient être envoyées entre le 4 et le 6 mai. Une antenne de reclassement ouvrira mi-mai, dans des locaux mis à disposition par la mairie. Aucun repreneur sérieux ne s'est, pour l'heure, manifesté pour le site de 10 000 m2. La fermeture constitue aussi un coup dur pour la commune de Luché-Pringé. « Gastronome représentait environ 45 000 € de taxe foncière et 28 000 € en contribution sur la valeur ajoutée des entreprises », résume le maire, Marc Leeschaeve.

La production stoppera définitivement mercredi. Jeudi, les salariés se retrouveront une dernière fois, à l'usine, pour une journée d'au revoir. Chacun devra ensuite tracer sa route. Élisabeth PETIT.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 21:30

Source : Ouest-France - Sarthe - 28/04/2015

La direction de Charal à Sablé a remis hier les diplômes de formation des sept jeunes.© Raphaël laurent Sept jeunes apprentis viennent de finir une formation de six mois sur le site de Sablé. Six d’entre eux vont décrocher prochainement un CDI. Le groupe Bigard, propriétaire de l’usine Charal de Sablé, s’est fixé l’objectif d’embaucher 310 personnes en 2015 par le biais d’un dispositif de formation en alternance. À Charal, filiale de Bigard, 60 jeunes personnes ont bénéficié de ce dispositif en 2014 et 75 en 2015. Sur le site de Sablé, 9 personnes ont commencé la formation, sept l’ont fini et six vont être embauchés.C’est l’IFRIA Bretagne, un organisme associatif spécialisé dans l’apprentissage et la formation continue, qui se charge du « parcours d’intégration. »Hier, c’est Bruno Traverse, le directeur du site de Sablé, qui a remis les diplômes des sept apprentis avant de s’adresser à eux. « Le cheminement est long pour comprendre notre métier. L’entreprise a pris le temps de vous former. La route est encore longue pour vous. Il y a une cadence à tenir mais vous y arriverez. Pour l’instant, vous êtes à 60 % du rythme qu’il faudra acquérir. »Une dizaine d’autres jeunes apprentis devraient arriver en septembre. À noter que l’usine est également à la recherche de saisonniers pour l’été. « Enchaîner les deux est parfaitement compatible » explique Bruno Traverse. « Cela permet lorsqu’on arrive en formation de déjà connaître l’environnement. » Les personnes intéressées peuvent faire parvenir leur candidature au service ressources humaines du site de Sablé.

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 20:47

Volabraye à Savigny : le site va s'agrandir 07/04/2015 05:38 - Source / Nouvelle République 41 Dans l'atelier de découpe de la dinde où la cuisse est désossée et parée à la main. - dr Le site des abattoirs et découpe de viande de volailles de Savigny va s’agrandir. Une extension de 2.800 m 2 prévue pour fin 2015. Au sein du groupe LDC Spécialisée dans la dinde Augmentation des volumes et hausse de l'activité escalopes et barquettes conjuguées à des investissements dans de nouvelles machines et vous arrivez à la nécessité de pousser les murs. Avec 17.800 tonnes de dindes abattues et conditionnées l'an passé par ses 383 salariés contre 15.443 tonnes et 300 salariés en 2012, pour un chiffre d'affaires de 64,2 M€, Volabraye poursuit son développement. « Sur ce site de Savigny, ce sont 6 M€ qui vont être investis »,précise Jean-Christophe Lemarié, directeur depuis 2011, rappelant que le groupe LDC dispose en Loir-et-Cher d'un second site avec à Droué l'abattoir Servais qui emploie 300 personnes. Pourtant la concurrence est rude. Et le directeur de Volabraye de souligner que 70 % des volailles consommées sont élevées dans la communauté européenne. Par ailleurs, la consommation des poulets a augmenté de 60 % en vingt ans, mais avec une hausse forte des importations de Bulgarie, Allemagne, Pays Bas ou encore Thaïlande et Brésil. Dans le même temps, la consommation de viande de dinde a chuté de 3,70 % l'an passé et de 12 % pour le poulet. Un contexte où la qualité de l'abattage, de la découpe et des produits élaborés sont une préoccupation constante. Ainsi sur ses lignes saucisserie (750 tonnes par an), Volabraye prépare des produits élaborés comme paupiettes ficelées automatiquement ou à la main avec ici un décor avec une tranche de tomate ou de champignon. Préparation encore plus affinée avec les brochettes (1.000 tonnes par an) où sont placés à la main morceaux de dinde alternant avec poivrons, oignons, citron et tomates… En moyenne, 180 paupiettes à la main en une heure si elle est ficelée à la main contre 110 en automatique ! Plus loin, ce sont les chairs à saucisse qui sont préparées avec de la viande de porc et des condiments selon des fiches recettes pour être broyées et mélangées. Des saucisses, des chipolatas, des paupiettes, des brochettes… tout est bon pour diversifier les produits issus de la dinde. A moins de la proposer en barquette en escalope tranchée au gramme près, en cube, en filet, en émincé ou en cuisse entière. Édith Van Cutsem

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 16:25

Sources : Journal des Entreprises - 06/03/2015

Les rillettes du Mans pourraient être couronnées cette année par une Indication géographique protégée (IGP). Pour la dizaine d'industriels sarthois, le label permettrait de faire face à la concurrence bretonne ainsi qu'aux pressions de la grande distribution.

Depuis 1992, date de la création des Indications Géographiques Protégées (IGP), signe d'identification de la Communauté européenne, les rillettes du Mans n'ont jamais été aussi près d'obtenir ce précieux sésame. En effet, l'INAO (Institut National des appellations d'origine) a, dans sa délibération du 16 octobre dernier, approuvé le projet de son cahier des charges. C'est la première étape vers l'enregistrement en IGP par la Commission Européenne. Il faut encore attendre l'acceptation du plan de contrôle après que les producteurs, réunis au sein de l'Oprims, se soient mis d'accord avec l'organisme qui sera chargé des contrôles Certipaq. La procédure passera ensuite par la publication d'un arrêté d'homologation du ministère de l'Agriculture et des étapes européennes avec, à chaque fois, des délais pouvant aller jusqu'à trois mois entre deux étapes. L'IGP, signe de qualité, pourrait ensuite offrir à la douzaine de producteurs sarthois sa protection territoriale. L'actuel cahier des charges demande une protection pour l'ensemble du département de la Sarthe. Le dossier précédent, qui n'avait pas convaincu le Conseil d'État en 2009, prévoyait une zone géographique restreinte à 19 cantons autour de Connerré, zone de déploiement de la production industrialisée au début du XXème siècle. Du point de vue du droit communautaire, il est en effet essentiel de faire le lien entre la zone de la protection et la réputation des produits. Si l'Est du département concentre les plus gros faiseurs industriels, c'est bien toute la Sarthe qui produit des rillettes du Mans et qui les surconsomme d'ailleurs. Rappelons qu'un Sarthois consomme cinq fois plus de rillettes que chaque consommateur français.

Le nombre d'opérateurs se restreint
D'une vingtaine il y a dix ans, les producteurs sarthois de rillettes ne sont plus qu'une douzaine. Le marché s'organise en réalité entre quatre grandes catégories d'acteurs. Les industriels qui commercialisent sur l'ensemble du territoire national, Lhuissier Bordeau Chesnel (LBC) du groupe Bongrain en tête, suivi par Bahier (groupe Alliance) et Prunier (qui a repris le charcutier Gillet). Ils produisent l'essentiel des volumes et segmentent leur production en poussant notamment le haut de gamme voire la reconquête du marché intérieur, la Sarthe. Bahier comme Prunier sont très gourmands des porcs produits en Sarthe sous le label rouge « Le Porc Sarthois ». Ils peuvent également produire à façon pour les marques de distributeurs. Ainsi, Prunier est référencé par Reflets de France (Carrefour). Les suivent des industriels spécialisés dans le marché des marques de distributeurs : Prestige de la Sarthe (groupe Cosnelle) à La Ferté-Bernard mais aussi des charcutiers non sarthois comme Kerméné dans les Côtes d'Armor, filiale de Leclerc, et les Salaisons Celtiques (Onno, Monique Ranou), du groupe Intermarché dans le Morbihan. Il existe ensuite des petits producteurs, essentiellement présents sur le marché sarthois. Ainsi, Cosme (20 M€ de CA lors de sa reprise par Agrial en 2012) revendique un approvisionnement et un marché essentiellement départementaux. Fassier livre quant à lui beaucoup de ses pains de rillettes en restauration collective qu'elle soit sarthoise ou non. Les Gorronaises, en Mayenne, produisent également des rillettes, d'ailleurs régulièrement primées. Enfin, les artisans bouchers-charcutiers conservent une forte implantation en rillettes du Mans. Ils sont environ 130 et produisent quelque 400 tonnes de façon traditionnelle, avec des temps de cuisson très longs.

Un rempart contre la délocalisation
L'intérêt de l'IGP est multiple. Dans un marché de la charcuterie fortement chahuté par les pressions des GMS et les tensions sur les approvisionnements, l'IGP permettrait de réserver la production au département de la Sarthe face à la concurrence surtout bretonne et pourquoi pas européenne demain. Elle offrirait aux producteurs de rillettes un argument complémentaire dans leurs négociations avec les GMS pour leurs marques propres comme pour la fabrication à façon. Les marques de distributeurs auraient en effet alors le choix entre conserver un nom type " rillettes de porcs " en ôtant la mention valorisante du Mans, ou sous traiter leur production dans le département. La capacité de production existe. Mais la production porcine ne suit pas. Toutefois, le cahier des charges n'impose pas l'approvisionnement exclusivement départemental en porcs qui de toute façon peinerait à fournir au-delà de certaines niches, le label rouge par exemple. Tout produit fini estampillé de ce signe de qualité doit en effet être produit avec des animaux également label rouge. La demande est croissante et les acteurs de l'amont, fabricants d'aliments pour animaux en tête, reconnaissent être à la recherche de producteurs pour les segments haut de gamme. L'effet économique d'une IGP n'est pas toujours facile à appréhender et varie d'un type de production ou d'une région à l'autre. L'exemple proche des rillettes de Tours est intéressant : elles bénéficient, depuis le 15 novembre 2013, de l'IGP pour une production, artisanale de moins de 150 tonnes annuelles. Selon une enquête réalisée en 2014, l'IGP a permis de gagner 10 % de production, mais la limite est là plutôt dans le nombre d'opérateurs et leur taille. Mikael Doire, président des bouchers charcutiers sarthois est en tout cas optimiste : « si l'IGP rillettes du Mans aboutit, ce sera une bonne chose pour nous aussi », conclut-il.
 

 

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 21:39

Source : Ouest-France - 27/02/2015

Le patron de LDC dirige un groupe florissant, qui poursuit son expansion. Ses secrets : la simplicité et l'ambition prudente, assurent ceux qui le connaissent bien.
Denis Lambert a pris la direction du groupe LDC en 2001
Frédéric GIROU.

Pourtant, dans le secteur de la transformation de volaille, cet homme de 55 ans à petites lunettes et costume discret est du genre poids lourd. Son groupe pèse 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires, emploie 16 050 personnes, dont 10 000 dans l'Ouest, vend 460 000 tonnes de volailles par an.

« Ne dites pas que LDC est un géant ou le leader de la volaille, insiste-t-il, pourtant, Ce n'est pas vrai ! Les activités du groupe ne représentent que 4 % du marché européen ».

LDC - les initiales des trois fondateurs Lambert, Dodard, et Chancereul - regroupe des marques archiconnues : Marie, Loué, Le Gaulois, ou encore Maître Coq. L'Autorité de la concurrence vient de lui autoriser la reprise des activités volailles du groupe Glon Sanders.


 Un ogre sous ses dehors modestes, Denis Lambert ? « S'il n'avait pas été PDG, il aurait été un très bon délégué syndical, assure Yves de la Fouchardière, son ami et directeur des Fermiers de Loué. C'est un homme simple, direct, disponible avec un réel sens de l'autre ».

Il y a un an, il s'est glissé une journée dans la peau d'un salarié, dans le cadre d'une opération « Vis ma vie d'ouvrier » qu'il a imaginée. Ses cadres ont été invités à faire de même.

« Il est comme son père, estime Laurence Diogène, du syndicat FO. Il parle comme nous, mange avec nous. Si on veut un rendez-vous avec lui, on l'a. »

Il se voyait cuisinier ou prof d'histoire

La section du syndicat Sud, qui n'existe à Sablé que depuis un an est moins séduite. « On ne le voit jamais. Difficile de se faire un avis sur une personne avec qui on n'a jamais discuté. Nous sommes en pleines négociations salariales et il n'est pas plus présent. Ça ne doit pas l'intéresser ».

Petit-fils d'un des fondateurs du groupe, Denis Lambert n'était pas prédestiné à faire carrière à LDC. Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, qui a été son compagnon de classe au lycée de Sablé Colbert-de-Torcy, se souvient « d'un bon copain accessible et sympa, bon footballeur et plus sérieux que moi pour les études. »

Denis Lambert s'en amuse : « À l'époque, ni lui ni moi, n'imaginions devenir PDG ou ministre. Peut-être encore moins nos professeurs. » Lui se voyait plutôt « journaliste sportif, cuisinier ou prof d'histoire. »

Pourtant, il se passionne peu à peu pour l'agriculture. Lors de l'épreuve d'économie, au bac, il tombe sur le sujet de ses rêves : L'agriculture sera-t-elle le pétrole vert de la France ? « J'ai répondu oui évidemment ! J'ai pris l'exemple des poulets de Loué. Je croyais et crois toujours en une agriculture de qualité. » Il a dû convaincre le jury : il obtient un 16.

À 22 ans, titulaire d'un DUT de gestion et finances des entreprises, il entre dans la société. En bas de l'échelle. « Je contrôlais le nom de colis dans les camions. » À l'époque, LDC n'est qu'une grosse entreprise locale de 400 salariés, sur le seul site de Sablé.

En 1984, son père, Rémy, PDG de LDC, décède précocement. Un des associés, Gérard Chancereul, reprend la tête du groupe. Il propose à Denis le poste de directeur commercial. Le jeune homme hésite. « J'ai refusé deux fois mais M. Chancereul ne m'a pas laissé le choix, raconte-t-il aujourd'hui. Quand j'ai pris le job, il y avait 5 commerciaux. Il y en a 400 aujourd'hui ».

En 2001, Denis Lambert devient à son tour PDG. Le groupe continue son expansion. Si le siège historique est toujours à Sablé, LDC possède 62 sites (68 avec le rachat de Glon Sanders), dans toute l'Europe, de l'Espagne à la Pologne. Lui est « partisan de plus d'Europe mais avec une même fiscalité et des règles sociales identiques dans tous les pays. »

La recette du père de cinq enfants (dont l'un travaille à LDC) serait la simplicité. Une anecdote d'Yves de la Fouchardière est révélatrice : « Il y a quelques années, je négociais avec Denis le prix de l'oie. Nous avons joué le dernier centime au trut, une sorte de belote sarthoise. Il a gagné largement. »

Pour souffler, Denis Lambert s'oblige à une journée de pause chaque semaine. Pas pour se reposer, dit-il, mais pour se recentrer. Alors, tous les dimanches, il fait de la course à pied. Et participe à un marathon chaque année : « L'an dernier, j'ai fait celui de Munich. Et on essaie d'emmener des salariés du groupe ! »

« Il est aussi fan du Sablé FC et pratique le foot, complète Yves de la Fouchardière. Ces deux sports lui vont d'ailleurs très bien : le foot pour le côté collectif et le marathon pour l'endurance et la capacité à se dépasser. »


Dates


6 mai 1959 : naissance à Sablé-sur-Sarthe.

1981 :  rentre à LDC comme responsable logistique.

1984 : décès de son père,  Remy Lambert. Devient Directeur Commercial de LDC.

2001 : président  directeur général du groupe LDC.

2015 : LDC récupère les usines de  volaille du groupe agro-industriel Sofiprotéol.

 

Raphaël LAURENT.

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 21:30

Source : Ouest-France - 24/02/2015

Ils ne sont pas très contents du fabricant de rillettes sarthois qui refuse le logo /Le Porc Français/ sur ses pots.
Mickaël Guilloux (à gauche) a été reçu par Pierre Héber (à droite).
Ouest-France.

« Nous ne comprenons pas pourquoi Bordeau Chesnel n'appose pas le logo Le Porc Français sur ses pots de rillettes. D'où vient la viande », s'interroge Mickaël Guilloux, éleveur mayennais, responsable de la section porcine de la Fédération régionale des syndicats agricoles (FRSEA). Depuis l'embargo russe, les coûts de production ont grimpé, disent-ils. « Spécifier le logo, ce serait garantir la production de viande française et, dans les rayons, un excellent repère pour le consommateur. »

 


Dès 5 h, une trentaine d'éleveurs étaient là pour bloquer les éventuels camions venus décharger leur viande. Avisés du mouvement, peu de transporteurs ont finalement fait le déplacement, pour éviter d'être retenus. Deux ou trois poids lourds ont dû cependant rester à l'extérieur de l'usine, le temps que le mouvement se termine, vers 10 h.

Directeur général de LBC (200 salariés), Pierre Héber a reçu une délégation, « conscient des difficultés des éleveurs ». Il a répété ce qu'il leur avait déjà précisé en octobre dernier : « 95 % de la viande LBC est certifiée Viande de Porc Française [l'ancien logo], soit 100 % des carcasses. » Pourquoi pas le nouveau logo ? « Une mesure coûteuse qui ne changerait rien à la qualité des approvisionnements. »

 

Véronique GERMOND.

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 10:04

Source : Ouest-France - 08/02/2015

Nouveauté. Le poulet de Loué est roi dans son resto parisien Poulet-Purée « PP » (Poulet-Purée), le premier restaurant de la coopérative sarthoise, a ouvert jeudi à Boulogne-Billancourt. Un projet audacieux quand on sait que trois établissements ferment chaque jour dans la capitale. Avis aux découpeurs de poulet de Loué : ils recevront ici un diplôme après avoir oeuvré devant les invités, diplôme présenté par Yves de La Fouchardière.Ouest-France TweetShare on linkedin Share on printImprimer Share on emailEnvoyer par email Les articles sur le sujet Sarthe. Les poulets de Loué s'offrent un resto parisien Mercredi 28 janvier 2015Restauration. Les poulets de Loué ouvrent leur premier Poulet purée Vendredi 04 juillet 2014La volaille de Loué pointe son bec en Chine Jeudi 22 mai 2014Loué (72). À la Cafel, les bonnes idées ne cessent de germer Mardi 04 juin 2013Les poulets de Loué débarquent sur l'autoroute Vendredi 15 novembre 2013National - ils investissent - Services Au pied des tours de l'île Séguin, les quatre poulettes sarthoises bien grasses caquettent en regardant passer les voitures. Vous n'avez pas rêvé : vous avez bien sous les yeux un poulailler en plein Boulogne-Billancourt, aux portes de Paris. « Elles ont même pondu leurs premiers oeufs », confie Yves de La Fouchardière, patron des Fermiers de Loué. Il est partenaire de Fabrice Raoult, créateur de « PP » (Poulet Purée), restaurant qui vient d'ouvrir ce jeudi au 24, cour de l'île Séguin. Une nouvelle enseigne qui a décidé de faire du poulet rôti un hymne. Ici, le poulet de Loué est roi ; il est même le fournisseur exclusif de cette table nouvelle et drôle. Sacré pari : aujourd'hui, à Paris, trois restaurants ferment chaque jour pour une seule ouverture ! Tout, ici, a été conçu « au bon grain », dans un esprit nature et tradition. Aussi surprenant que cela puisse paraître, on peut désormais sortir de son bureau climatisé et venir manger du poulet dans une salle transformée en poulailler, avec vin vendu à la ficelle, dans un décor insolite. Au coeur de cet univers de tours en béton et acier, le retour au naturel est en vogue. Un pari sur une valeur sûre : l'assiette de purée, le blanc de poulet. Comme par hasard, un sondage publié cette semaine révèle en effet que le poulet rôti est le plat préféré des Français (1). « C'est un lieu qui nous ressemble, dit Yves de La Fouchardière. Avec un produit traditionnel, à l'heure du fast-food et du plat précuisiné, c'est une idée hypermoderne et sans nostalgie. » Le patron sarthois est fébrile comme un enfant qui vient d'avoir un nouveau jouet. Il guide le visiteur dans ce restaurant de 400 m2, « exactement la taille d'un poulailler de Loué », confie-t-il. Dans les WC, un tronc d'arbre pour décor, un jerrican peint en jaune, une bouteille de gaz bleu métallisé, des verres de table Duralex « avec numéro au fond ». Espace « Poules de luxe » Il y a aussi une fourgonnette 4L avec vignette « PP », une vieille Mobylette bleue démontée, une cuisine en Formica années 50 fichée au plafond. Cherchez bien : c'est toute notre enfance, ça ! Il existe aussi un espace « Poules de luxe » dans des canapés confortables. Si ça vous tente. Pourquoi être allés à Paris ? « On vient pêcher le poisson où il est ! » sourit Yves de La Fouchardière. « On vient ici titiller nos racines, faites de choses simples. « PP » sera aussi un lieu parisien pour les Sarthois. Avec en ligne de mire d'autres ouvertures. » Le blanc de poulet et le vrai pilon rôti du terroir se lancent à l'assaut des grandes villes. La revanche de la campagne. (1) Sondage BVA du 31 janvier : le poulet rôti est le plat préféré des Français devant le magret de canard puis les plateaux de fruits de mer. Éric de GRANDMAISON

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 18:57

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