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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 16:25

Sources : Journal des Entreprises - 06/03/2015

Les rillettes du Mans pourraient être couronnées cette année par une Indication géographique protégée (IGP). Pour la dizaine d'industriels sarthois, le label permettrait de faire face à la concurrence bretonne ainsi qu'aux pressions de la grande distribution.

Depuis 1992, date de la création des Indications Géographiques Protégées (IGP), signe d'identification de la Communauté européenne, les rillettes du Mans n'ont jamais été aussi près d'obtenir ce précieux sésame. En effet, l'INAO (Institut National des appellations d'origine) a, dans sa délibération du 16 octobre dernier, approuvé le projet de son cahier des charges. C'est la première étape vers l'enregistrement en IGP par la Commission Européenne. Il faut encore attendre l'acceptation du plan de contrôle après que les producteurs, réunis au sein de l'Oprims, se soient mis d'accord avec l'organisme qui sera chargé des contrôles Certipaq. La procédure passera ensuite par la publication d'un arrêté d'homologation du ministère de l'Agriculture et des étapes européennes avec, à chaque fois, des délais pouvant aller jusqu'à trois mois entre deux étapes. L'IGP, signe de qualité, pourrait ensuite offrir à la douzaine de producteurs sarthois sa protection territoriale. L'actuel cahier des charges demande une protection pour l'ensemble du département de la Sarthe. Le dossier précédent, qui n'avait pas convaincu le Conseil d'État en 2009, prévoyait une zone géographique restreinte à 19 cantons autour de Connerré, zone de déploiement de la production industrialisée au début du XXème siècle. Du point de vue du droit communautaire, il est en effet essentiel de faire le lien entre la zone de la protection et la réputation des produits. Si l'Est du département concentre les plus gros faiseurs industriels, c'est bien toute la Sarthe qui produit des rillettes du Mans et qui les surconsomme d'ailleurs. Rappelons qu'un Sarthois consomme cinq fois plus de rillettes que chaque consommateur français.

Le nombre d'opérateurs se restreint
D'une vingtaine il y a dix ans, les producteurs sarthois de rillettes ne sont plus qu'une douzaine. Le marché s'organise en réalité entre quatre grandes catégories d'acteurs. Les industriels qui commercialisent sur l'ensemble du territoire national, Lhuissier Bordeau Chesnel (LBC) du groupe Bongrain en tête, suivi par Bahier (groupe Alliance) et Prunier (qui a repris le charcutier Gillet). Ils produisent l'essentiel des volumes et segmentent leur production en poussant notamment le haut de gamme voire la reconquête du marché intérieur, la Sarthe. Bahier comme Prunier sont très gourmands des porcs produits en Sarthe sous le label rouge « Le Porc Sarthois ». Ils peuvent également produire à façon pour les marques de distributeurs. Ainsi, Prunier est référencé par Reflets de France (Carrefour). Les suivent des industriels spécialisés dans le marché des marques de distributeurs : Prestige de la Sarthe (groupe Cosnelle) à La Ferté-Bernard mais aussi des charcutiers non sarthois comme Kerméné dans les Côtes d'Armor, filiale de Leclerc, et les Salaisons Celtiques (Onno, Monique Ranou), du groupe Intermarché dans le Morbihan. Il existe ensuite des petits producteurs, essentiellement présents sur le marché sarthois. Ainsi, Cosme (20 M€ de CA lors de sa reprise par Agrial en 2012) revendique un approvisionnement et un marché essentiellement départementaux. Fassier livre quant à lui beaucoup de ses pains de rillettes en restauration collective qu'elle soit sarthoise ou non. Les Gorronaises, en Mayenne, produisent également des rillettes, d'ailleurs régulièrement primées. Enfin, les artisans bouchers-charcutiers conservent une forte implantation en rillettes du Mans. Ils sont environ 130 et produisent quelque 400 tonnes de façon traditionnelle, avec des temps de cuisson très longs.

Un rempart contre la délocalisation
L'intérêt de l'IGP est multiple. Dans un marché de la charcuterie fortement chahuté par les pressions des GMS et les tensions sur les approvisionnements, l'IGP permettrait de réserver la production au département de la Sarthe face à la concurrence surtout bretonne et pourquoi pas européenne demain. Elle offrirait aux producteurs de rillettes un argument complémentaire dans leurs négociations avec les GMS pour leurs marques propres comme pour la fabrication à façon. Les marques de distributeurs auraient en effet alors le choix entre conserver un nom type " rillettes de porcs " en ôtant la mention valorisante du Mans, ou sous traiter leur production dans le département. La capacité de production existe. Mais la production porcine ne suit pas. Toutefois, le cahier des charges n'impose pas l'approvisionnement exclusivement départemental en porcs qui de toute façon peinerait à fournir au-delà de certaines niches, le label rouge par exemple. Tout produit fini estampillé de ce signe de qualité doit en effet être produit avec des animaux également label rouge. La demande est croissante et les acteurs de l'amont, fabricants d'aliments pour animaux en tête, reconnaissent être à la recherche de producteurs pour les segments haut de gamme. L'effet économique d'une IGP n'est pas toujours facile à appréhender et varie d'un type de production ou d'une région à l'autre. L'exemple proche des rillettes de Tours est intéressant : elles bénéficient, depuis le 15 novembre 2013, de l'IGP pour une production, artisanale de moins de 150 tonnes annuelles. Selon une enquête réalisée en 2014, l'IGP a permis de gagner 10 % de production, mais la limite est là plutôt dans le nombre d'opérateurs et leur taille. Mikael Doire, président des bouchers charcutiers sarthois est en tout cas optimiste : « si l'IGP rillettes du Mans aboutit, ce sera une bonne chose pour nous aussi », conclut-il.
 

 

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 21:39

Source : Ouest-France - 27/02/2015

Le patron de LDC dirige un groupe florissant, qui poursuit son expansion. Ses secrets : la simplicité et l'ambition prudente, assurent ceux qui le connaissent bien.
Denis Lambert a pris la direction du groupe LDC en 2001
Frédéric GIROU.

Pourtant, dans le secteur de la transformation de volaille, cet homme de 55 ans à petites lunettes et costume discret est du genre poids lourd. Son groupe pèse 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires, emploie 16 050 personnes, dont 10 000 dans l'Ouest, vend 460 000 tonnes de volailles par an.

« Ne dites pas que LDC est un géant ou le leader de la volaille, insiste-t-il, pourtant, Ce n'est pas vrai ! Les activités du groupe ne représentent que 4 % du marché européen ».

LDC - les initiales des trois fondateurs Lambert, Dodard, et Chancereul - regroupe des marques archiconnues : Marie, Loué, Le Gaulois, ou encore Maître Coq. L'Autorité de la concurrence vient de lui autoriser la reprise des activités volailles du groupe Glon Sanders.


 Un ogre sous ses dehors modestes, Denis Lambert ? « S'il n'avait pas été PDG, il aurait été un très bon délégué syndical, assure Yves de la Fouchardière, son ami et directeur des Fermiers de Loué. C'est un homme simple, direct, disponible avec un réel sens de l'autre ».

Il y a un an, il s'est glissé une journée dans la peau d'un salarié, dans le cadre d'une opération « Vis ma vie d'ouvrier » qu'il a imaginée. Ses cadres ont été invités à faire de même.

« Il est comme son père, estime Laurence Diogène, du syndicat FO. Il parle comme nous, mange avec nous. Si on veut un rendez-vous avec lui, on l'a. »

Il se voyait cuisinier ou prof d'histoire

La section du syndicat Sud, qui n'existe à Sablé que depuis un an est moins séduite. « On ne le voit jamais. Difficile de se faire un avis sur une personne avec qui on n'a jamais discuté. Nous sommes en pleines négociations salariales et il n'est pas plus présent. Ça ne doit pas l'intéresser ».

Petit-fils d'un des fondateurs du groupe, Denis Lambert n'était pas prédestiné à faire carrière à LDC. Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, qui a été son compagnon de classe au lycée de Sablé Colbert-de-Torcy, se souvient « d'un bon copain accessible et sympa, bon footballeur et plus sérieux que moi pour les études. »

Denis Lambert s'en amuse : « À l'époque, ni lui ni moi, n'imaginions devenir PDG ou ministre. Peut-être encore moins nos professeurs. » Lui se voyait plutôt « journaliste sportif, cuisinier ou prof d'histoire. »

Pourtant, il se passionne peu à peu pour l'agriculture. Lors de l'épreuve d'économie, au bac, il tombe sur le sujet de ses rêves : L'agriculture sera-t-elle le pétrole vert de la France ? « J'ai répondu oui évidemment ! J'ai pris l'exemple des poulets de Loué. Je croyais et crois toujours en une agriculture de qualité. » Il a dû convaincre le jury : il obtient un 16.

À 22 ans, titulaire d'un DUT de gestion et finances des entreprises, il entre dans la société. En bas de l'échelle. « Je contrôlais le nom de colis dans les camions. » À l'époque, LDC n'est qu'une grosse entreprise locale de 400 salariés, sur le seul site de Sablé.

En 1984, son père, Rémy, PDG de LDC, décède précocement. Un des associés, Gérard Chancereul, reprend la tête du groupe. Il propose à Denis le poste de directeur commercial. Le jeune homme hésite. « J'ai refusé deux fois mais M. Chancereul ne m'a pas laissé le choix, raconte-t-il aujourd'hui. Quand j'ai pris le job, il y avait 5 commerciaux. Il y en a 400 aujourd'hui ».

En 2001, Denis Lambert devient à son tour PDG. Le groupe continue son expansion. Si le siège historique est toujours à Sablé, LDC possède 62 sites (68 avec le rachat de Glon Sanders), dans toute l'Europe, de l'Espagne à la Pologne. Lui est « partisan de plus d'Europe mais avec une même fiscalité et des règles sociales identiques dans tous les pays. »

La recette du père de cinq enfants (dont l'un travaille à LDC) serait la simplicité. Une anecdote d'Yves de la Fouchardière est révélatrice : « Il y a quelques années, je négociais avec Denis le prix de l'oie. Nous avons joué le dernier centime au trut, une sorte de belote sarthoise. Il a gagné largement. »

Pour souffler, Denis Lambert s'oblige à une journée de pause chaque semaine. Pas pour se reposer, dit-il, mais pour se recentrer. Alors, tous les dimanches, il fait de la course à pied. Et participe à un marathon chaque année : « L'an dernier, j'ai fait celui de Munich. Et on essaie d'emmener des salariés du groupe ! »

« Il est aussi fan du Sablé FC et pratique le foot, complète Yves de la Fouchardière. Ces deux sports lui vont d'ailleurs très bien : le foot pour le côté collectif et le marathon pour l'endurance et la capacité à se dépasser. »


Dates


6 mai 1959 : naissance à Sablé-sur-Sarthe.

1981 :  rentre à LDC comme responsable logistique.

1984 : décès de son père,  Remy Lambert. Devient Directeur Commercial de LDC.

2001 : président  directeur général du groupe LDC.

2015 : LDC récupère les usines de  volaille du groupe agro-industriel Sofiprotéol.

 

Raphaël LAURENT.

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 21:30

Source : Ouest-France - 24/02/2015

Ils ne sont pas très contents du fabricant de rillettes sarthois qui refuse le logo /Le Porc Français/ sur ses pots.
Mickaël Guilloux (à gauche) a été reçu par Pierre Héber (à droite).
Ouest-France.

« Nous ne comprenons pas pourquoi Bordeau Chesnel n'appose pas le logo Le Porc Français sur ses pots de rillettes. D'où vient la viande », s'interroge Mickaël Guilloux, éleveur mayennais, responsable de la section porcine de la Fédération régionale des syndicats agricoles (FRSEA). Depuis l'embargo russe, les coûts de production ont grimpé, disent-ils. « Spécifier le logo, ce serait garantir la production de viande française et, dans les rayons, un excellent repère pour le consommateur. »

 


Dès 5 h, une trentaine d'éleveurs étaient là pour bloquer les éventuels camions venus décharger leur viande. Avisés du mouvement, peu de transporteurs ont finalement fait le déplacement, pour éviter d'être retenus. Deux ou trois poids lourds ont dû cependant rester à l'extérieur de l'usine, le temps que le mouvement se termine, vers 10 h.

Directeur général de LBC (200 salariés), Pierre Héber a reçu une délégation, « conscient des difficultés des éleveurs ». Il a répété ce qu'il leur avait déjà précisé en octobre dernier : « 95 % de la viande LBC est certifiée Viande de Porc Française [l'ancien logo], soit 100 % des carcasses. » Pourquoi pas le nouveau logo ? « Une mesure coûteuse qui ne changerait rien à la qualité des approvisionnements. »

 

Véronique GERMOND.

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 10:04

Source : Ouest-France - 08/02/2015

Nouveauté. Le poulet de Loué est roi dans son resto parisien Poulet-Purée « PP » (Poulet-Purée), le premier restaurant de la coopérative sarthoise, a ouvert jeudi à Boulogne-Billancourt. Un projet audacieux quand on sait que trois établissements ferment chaque jour dans la capitale. Avis aux découpeurs de poulet de Loué : ils recevront ici un diplôme après avoir oeuvré devant les invités, diplôme présenté par Yves de La Fouchardière.Ouest-France TweetShare on linkedin Share on printImprimer Share on emailEnvoyer par email Les articles sur le sujet Sarthe. Les poulets de Loué s'offrent un resto parisien Mercredi 28 janvier 2015Restauration. Les poulets de Loué ouvrent leur premier Poulet purée Vendredi 04 juillet 2014La volaille de Loué pointe son bec en Chine Jeudi 22 mai 2014Loué (72). À la Cafel, les bonnes idées ne cessent de germer Mardi 04 juin 2013Les poulets de Loué débarquent sur l'autoroute Vendredi 15 novembre 2013National - ils investissent - Services Au pied des tours de l'île Séguin, les quatre poulettes sarthoises bien grasses caquettent en regardant passer les voitures. Vous n'avez pas rêvé : vous avez bien sous les yeux un poulailler en plein Boulogne-Billancourt, aux portes de Paris. « Elles ont même pondu leurs premiers oeufs », confie Yves de La Fouchardière, patron des Fermiers de Loué. Il est partenaire de Fabrice Raoult, créateur de « PP » (Poulet Purée), restaurant qui vient d'ouvrir ce jeudi au 24, cour de l'île Séguin. Une nouvelle enseigne qui a décidé de faire du poulet rôti un hymne. Ici, le poulet de Loué est roi ; il est même le fournisseur exclusif de cette table nouvelle et drôle. Sacré pari : aujourd'hui, à Paris, trois restaurants ferment chaque jour pour une seule ouverture ! Tout, ici, a été conçu « au bon grain », dans un esprit nature et tradition. Aussi surprenant que cela puisse paraître, on peut désormais sortir de son bureau climatisé et venir manger du poulet dans une salle transformée en poulailler, avec vin vendu à la ficelle, dans un décor insolite. Au coeur de cet univers de tours en béton et acier, le retour au naturel est en vogue. Un pari sur une valeur sûre : l'assiette de purée, le blanc de poulet. Comme par hasard, un sondage publié cette semaine révèle en effet que le poulet rôti est le plat préféré des Français (1). « C'est un lieu qui nous ressemble, dit Yves de La Fouchardière. Avec un produit traditionnel, à l'heure du fast-food et du plat précuisiné, c'est une idée hypermoderne et sans nostalgie. » Le patron sarthois est fébrile comme un enfant qui vient d'avoir un nouveau jouet. Il guide le visiteur dans ce restaurant de 400 m2, « exactement la taille d'un poulailler de Loué », confie-t-il. Dans les WC, un tronc d'arbre pour décor, un jerrican peint en jaune, une bouteille de gaz bleu métallisé, des verres de table Duralex « avec numéro au fond ». Espace « Poules de luxe » Il y a aussi une fourgonnette 4L avec vignette « PP », une vieille Mobylette bleue démontée, une cuisine en Formica années 50 fichée au plafond. Cherchez bien : c'est toute notre enfance, ça ! Il existe aussi un espace « Poules de luxe » dans des canapés confortables. Si ça vous tente. Pourquoi être allés à Paris ? « On vient pêcher le poisson où il est ! » sourit Yves de La Fouchardière. « On vient ici titiller nos racines, faites de choses simples. « PP » sera aussi un lieu parisien pour les Sarthois. Avec en ligne de mire d'autres ouvertures. » Le blanc de poulet et le vrai pilon rôti du terroir se lancent à l'assaut des grandes villes. La revanche de la campagne. (1) Sondage BVA du 31 janvier : le poulet rôti est le plat préféré des Français devant le magret de canard puis les plateaux de fruits de mer. Éric de GRANDMAISON

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 18:57

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 17:50

Source : Le Quotidien des Marchés - 07/01/2015

Les actions commerciales en France et à l’étranger ont continué de caractériser le comportement du volailler LDC cet automne. Ce soutien à la consommation a vu ses ventes progresser en tonnages de 1,4% et se maintenir (à 2 212 Me) au cours du troisième trimestre (de septembre à novembre) par rapport au trimestre précédent, selon le communiqué publié hier. « Dans un contexte de consommation toujours fragile », souligne le groupe sarthois, le pôle volaille a progressé de 2,9% volume à 528,4 Me et de 1,6 % en valeur. A l’international, les ventes se sont repliées tant en volume (-5,9 %) qu’en valeur (-4,9% à 50,3 Me). Certaines familles de produits ont bénéficié d’actions promotionnelles tandis que certains marchés « faiblement contributifs » étaient délaissés. Ce repli n’affecte pas le chiffre d’affaires à l’international des 9 premiers mois. Le pôle traiteur a crû de 1,6 % en tonnages et de 1,7% en valeur (129,2 Me pour le trimestre). Optimiste quant au niveau d’activité des fêtes, LDC confirme son objectif de résultat opérationnel courant pour l’exercice 2014-2015 : plus de 130 Me contre 122,2 Me en 2013-2014. A la fin novembre, le site boursier des Echos avait salué la « capacité de résistance » de ce groupe « dans un climat de consommation peu porteur », et sa valeur attractive (à 12,5 fois le bénéfice estimé de l’exercice en cours avant de remonter un peu).    

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 18:35

 Source Les Echos 28/11/14 à 08:36 -

Si la dinde est reine en ce jour de Thanksgiving aux Etats-Unis, c’est toute la volaille qui est à l’honneur avec les résultats de LDC, numéro un européen de la filière. Ils sont ressortis en forte augmentation au premier semestre. Le groupe annonce aussi une nouvelle acquisition en Pologne.

Des bénéfices aux petits oignons pour Thanksgiving | Crédits photo : LDC Des bénéfices aux petits oignons pour Thanksgiving | Crédits photo : LDC

L'analyse (Investir)

 

Le repli des cours des matières premières agricoles (blé, maïs, soja… qui entrent dans l’alimentation des volailles), au plus bas depuis quatre ou cinq ans, se réjouit Denis Lambert, le président du directoire de LDC, a eu un effet spectaculaire sur la rentabilité du groupe. Cette bouffée d’air a été la bienvenue alors que le marché français de la volaille a accusé un troisième semestre consécutif de repli (-1% en volume), sous l’effet, notamment, d’une consommation alimentaire morose.

Le chiffre d’affaires de LDC montre d’ailleurs un léger effritement, de 0,5%, à 1,45 milliard d’euros pour le semestre arrêté le 31 août dernier. Mais le bénéfice opérationnel a bondi de 42%, à 65 millions, profitant donc de la détente des cours des produits agricoles, selon une tendance inverse de l’année précédente. La marge correspondante a été portée en un an de 3,1% à 4,5%, et à 5,7% pour le seul pôle volaille France. La hausse a été encore un peu plus forte pour le profit net, qui s’est redressé de 54%, à 43 millions.

Objectifs annuels maintenus

Pour le second semestre, le groupe est plus prudent, ce qui, au demeurant, est une seconde nature chez lui. « Cet effet matière première va complètement se lisser, » a expliqué Roland Wolfrum, le directeur administratif et financier de LDC. Le bénéfice opérationnel s’est accru de 55% au premier trimestre, puis de 13% « seulement » au deuxième trimestre, puis il ne devrait plus progresser au cours des deux trimestres suivants.

Denis Lambert s’attend en janvier et février « à une forte pression sur les prix lors des négociations avec les distributeurs,» du fait de la crise mais aussi parce que « les consommateurs souhaitent allouer toujours moins d’argent à l’alimentation. » L’industriel de la volaille risque donc de devoir batailler durement avec ses clients de la grande distribution sur ses tarifs alors même que les prix agricoles auraient plutôt tendance à se tendre depuis le point bas de septembre.

LDC a donc simplement maintenu ses objectifs pour l’exercice se terminant le 28 février. Le groupe attend un bénéfice opérationnel de 130 millions, en hausse de plus de 6% par rapport aux 122,2 millions de l’année précédente. La prudence de la direction tient aussi à la proximité des fêtes de Noël, une période très importante pour LDC qui commercialise les gammes spéciales et bien valorisées, tant pour ses marques ou labels de volailles Le Gaulois, Maître Coq et Loué, que pour ses plats traiteur à la marque Marie. Un bon écoulement des chapons, dindes et boudins blancs aux pommes sera un facteur positif pour les résultats annuels.

Deux opérations de croissance externe

L’exercice suivant, pour sa part, bénéficiera de l’accord conclu en octobre avec Sofiproteol, qui va apporter à LDC ses activités bretonnes d’abattage et de transformation de volaille pour le marché de l’industrie et de la restauration, occupé à plus de 40% actuellement par des produits d’importation (Belgique, Pays-Bas, Allemagne pour l’essentiel).

En y ajoutant ses propres usines, LDC va constituer un pôle de 500 millions d’euros de chiffre d’affaires au sein de la Société Bretonne de Volaille que le groupe sarthois contrôlera à 95% (les 5% restants revenant à Sofiproteol). L’enjeu est important car il s’agira, pour LDC, de démarcher de nouveaux clients et de se frotter à un nouveau type de concurrents, reconnaît le président du directoire.

Le périmètre comportera aussi l’an prochain la nouvelle acquisition polonaise (après celle de Drosed en 2001), une affaires de 43 millions d’euros et située dans le sud-ouest du pays où LDC n’opérait pas encore. « Nous nous renforçons ainsi en France et en Pologne, les deux marchés qui ont le plus de potentiel en Europe, » s’est félicité Denis Lambert.

Les prix d’acquisition n’ont pas été précisés mais LDC ne risque pas de signer des chèques en bois pour les honorer : le groupe a conclu son semestre sur une trésorerie nette encore accrue, de 145 millions d’euros.

 

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 21:23

Source : Labourse et la vie - 27 Novembre 2014

Denis Lambert Pdg LDC : "On vient de faire deux opérations significatives"

Résultat semestriels du leader européen de la volaille (Loué, Le Gaulois, Marie)

 

 

17 vue(s)

Résultat semestriels 2014/2015 du leader européen de la volaille (Loué, Le Gaulois, Marie).

Stratégie et perspectives de LDC, international, filière volaille, traiteur, prix des céréales, mon invité pour parler de cette acutalité est Denis Lambert Pdg LDC.


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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 19:13
 
photo denis lambert, pdg du groupe ldc. © alexandre salle

Denis Lambert, PDG du groupe LDC.© Alexandre Salle

Le groupe sarthois LDC, leader français et européen de la volaille, annonce l'acquisition de l'industriel polonais Drop. LDC devient le n° 3 de la volaille en Pologne.

Basé à Sablé-sur-Sarthe, le groupe LDC, numéro un français et européen de la volaille, a annoncé, jeudi 27 novembre, l’acquisition de la société Drop, industriel de la volaille en Pologne (450 salariés, 43 millions de chiffre d’affaires).

LDC, déjà implanté en Pologne, devient le numéro 3 polonais de la volaille. Il met la main sur deux nouveaux sites de production modernes.

Sur le premier semestre 2014-2015, LDC a réalisé un chiffre d’affaires de 1,4 milliard d’euros (-0,5%) pour une progression des tonnages commercialisés de + 1,3%.

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 19:32

 

photo des bons œufs sarthois dans des pâtes alsaciennes de qualité ! © ouest-france

Des bons œufs sarthois dans des pâtes alsaciennes de qualité !© Ouest-France

Une nouvelle conquête pour les œufs de Loué. Les généreuses cocottes sarthoises élevées en plein air, entrent avec leurs œufs dans la composition des pâtes « Grand'Mère » produites par la société Heimburger, située à Marlenheim, en Alsace.

 

L'idée est de proposer un produit de haute qualité « à l'ancienne ». Et 7 œufs de Loué au kilo sont utilisés pour cette recette qui vient d'être présentée au SIAL (Salon de l'industrie agroalimentaire en France) qui se tient à Paris, du 19 au 23 octobre.

 

« Pour les Fermiers de Loué, c'est une preuve supplémentaire que leurs œufs fermiers labellisés IGP (Indication géographique protégée) sont réputés comme étant les plus exigeants », explique Yves de La Fouchardière, directeur général des fermiers de Loué.

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