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Spot Tv des fermiers de Loué

Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 09:27

D'après un article paru sur le site : www.agraalimentation.fr  02/07/09

Le volailler sarthois LDC n’attend désormais plus que l’accord de l’autorité de la concurrence et des actionnaires d’Uniq pour s’offrir les plats cuisinés frais et surgelés Marie. LDC n’a jamais caché son intérêt pour cette entreprise qui est rentable depuis peu, mais qui possède de sérieux atouts, le principal étant de permettre au numéro 1 français de la volaille de détenir une marque forte au rayon traiteur des linéaires. Après avoir connu un changement de dimension sur son pôle volaille avec l’acquisition d’Arrivé et de Tarczynski (1), LDC donne donc une nouvelle dimension à son pôle traiteur, qui pesait jusqu’à présent 11,7 % de son chiffre d’affaires (227,1 millions d’euros). Marie va permettre à LDC de devenir numéro deux du rayon traiteur frais derrière Sodeb’O et de commencer un nouveau métier : les plats préparés surgelés, une activité que LDC hésite à garder, car elle n’est pas rentable.


 

Le suspens n’aura finalement pas duré longtemps. Comme annoncé en mars dernier (2), le spécialiste des plats préparés frais et surgelés Marie a trouvé un acquéreur avant la fin du mois de juin. C’est donc LDC qui remporte la mise, après avoir écarté ses deux derniers concurrents, le holding CCA de Monique Piffaut et Delpeyrat. Findus vient de démentir avoir eu un quelconque intérêt pour le rachat de Marie, contrairement à ce que Thierry Blandinières, le président de Delpeyrat, avait annoncé la semaine dernière (3). « Je suis très satisfait que LDC soit rentré en négociation exclusive pour acquérir Marie. Ce groupe avait le meilleur projet et permet à Marie d’être adossé à un industriel solide et de consolider sa position sur le marché des produits traiteurs », affirme Giampaolo Schiratti, directeur général de Marie, qui se félicite d’avoir réussi à respecter le délai fixé en mars. La finalisation du rachat n’attend désormais plus que l’autorisation de l’autorité de la concurrence et l’approbation de l’assemblée des actionnaires du groupe anglais Uniq, actionnaire à 100 % de Marie. Ce dernier avait repris Marie à Danone en 2000 et souhaite désormais se consacrer à ses activités outre-Manche. Uniq veut se désendetter (sa perte opérationnelle a atteint 9 millions d’euros l’an passé) et a donc accepté l’offre de 73 millions d’euros (dont 13 millions d’euros de dette), soit 5,8 fois la marge brute d’exploitation (Ebitda), proposée par LDC. La mise à prix était au départ de 90 millions d’euros.

Deuxième du rayon traiteur frais
L’annonce de la future vente de Marie à LDC n’est pas surprenante. Le numéro 1 français de la volaille avait fait état publiquement de son intérêt pour Marie et était parmi les mieux placés. « Avant même que Marie soit mis officiellement en vente, LDC avait fait savoir qu’il s’intéressait à nous », confirme Giampaolo Schiratti, qui devrait rester à son poste de directeur général de Marie jusqu’à la finalisation de la vente, prévue avant fin octobre. « L’acquisition de Marie est l’aboutissement de notre stratégie initiée il y a cinq ans », affirme quant à lui André Delion, directeur financier de LDC. Le volailler sarthois avait depuis longtemps la volonté d’acquérir une marque forte pour son pôle traiteur, car pour le moment, il réalise 85 % de son activité sur ce marché en MDD. Aux 227 millions d’euros de chiffre d’affaires du pôle traiteur frais de LDC s’ajoutent donc les 121 millions d’euros de Marie. Avec un chiffre d’affaires de 348 millions d’euros sur ce segment, LDC prendra ainsi la deuxième place derrière Sodeb’O. Le volailler détiendra 7,2 % du marché des produits traiteurs frais derrière Sodeb’O (7,5 %) et devant Fleury Michon (4,3 %).

Un pôle surgelé déficitaire
Outre le rayon frais, Marie permet à LDC d’arriver sur un nouveau marché : celui des surgelés. « Nous fabriquions déjà des filets de poulets surgelés pour l’export, mais les produits traiteurs surgelés constituent un nouveau métier qu’il nous reste à découvrir », indique André Delion. LDC a en effet accepté de racheter la totalité de Marie, qui réalise 143 millions d’euros de chiffre d’affaires en surgelé. La direction de Marie avait annoncé lors de la mise en vente qu’elle préférait ne pas séparer ses activités et vendre la totalité au même acheteur. L’avenir du pôle surgelé de Marie reste tout de même incertain. « Ce pôle est déficitaire. Nous allons essayer de le redresser, mais si nous n’y arrivons pas, nous garderons seulement la commercialisation et ferons sous-traiter la fabrication à un autre intervenant », annonce André Delion, qui rappelle que « 3,3 millions d’euros de résultat opérationnel sur les deux pôles, ce n’est pas énorme ». En 2008, Marie détenait 3,7 % du marché surgelé salé français, derrière les MDD (52,2 %), Findus (7,4 %), Nestlé (6,5 %), Mc Cain (4,8 %) et Charal (4,1 %).

Etendre le territoire de la marque Marie
Quoiqu’il en soit, si l’acquisition de Marie se concrétise, LDC aura réussi son objectif : acquérir une marque forte au rayon traiteur. Le groupe sarthois aurait difficilement pu trouver mieux : la marque Marie est présente dans plus de 4 foyers sur 10 et a un taux de notoriété assistée de 96 % ! « Nous allons réfléchir à l’extension du territoire de la marque Marie », confie André Delion. « Nous pourrions par exemple l’étendre à l’ensemble de notre pôle traiteur ou alors avoir une marque par circuit de distribution. Nous nous laissons le temps de penser à tout ça », poursuit-il. Une autre question se pose : l’avenir des deux marques de produits asiatiques Traditions d’Asie de LDC et Luang de Marie. « Pour le moment, nous comptons garder les deux marques », affirme André Delion. LDC sera alors très largement leader de ce segment, devant Sodeb’O (marque Kim Tan), et Loeul & Piriot (marque Tara). En 2008, les ventes de produits sous la marque Tradition d’Asie ont progressé de 32 % pour atteindre 2,6 millions d’unités vendues. Par ailleurs, LDC et Marie sont complémentaires dans un autre domaine : les marques de distributeurs. En effet, Marie est davantage présent en hard-discount tandis que LDC est plutôt spécialisé dans les MDD classiques.

Réaliser des synergies
Au-delà des marques, LDC va pouvoir réaliser de nombreuses synergies avec les unités de production de Marie et faire circuler les compétences. Marie détient six sites industriels à Briec (29), Sablé (72), Viriat (01), Chacé (49), Airvault (79) et Mirebeau (86). Une restructuration pourrait être envisageable, puisque sur certains sites les deux groupes ont des spécialités communes. « Par définition, les doublons devront être traités », déclare Giampaolo Schiratti. « LDC a besoin des usines de Marie : nous n’avons pas beaucoup de capacités disponibles », nuance quant à lui André Delion. Et il n’est pas impensable que l’autorité de la concurrence exige des cessions de sites, même si André Delion affirme ne pas avoir de « craintes majeures sur ce sujet ». Par ailleurs, l’avenir du siège social de Marie à Rungis, qui emploie 240 personnes, est incertain. « Nous allons poursuivre la décentralisation amorcée par la direction de Marie », annonce André Delion. « Mais elle ne sera pas possible pour tous les postes, notamment certains emplois juridiques et financiers », ajoute-t-il. Autre incertitude : Marie prévoyait d’installer trois lignes de production pour des quiches, tartes et tourtes dans une nouvelle usine à Viriat, dont la construction nécessite un investissement de 30 millions d’euros. « Nous allons prendre connaissance de ce projet et juger de sa rentabilité. Rien n’est décidé pour le moment », confie André Delion.

Un début d’année « pas florissant »
L’acquisition de Marie se fait au moment où l’entreprise a retrouvé un résultat opérationnel bénéficiaire, après avoir subi une perte de 7 millions d’euros en 2006. Son chiffre d’affaires triple net est quant à lui quasiment stable à 265 millions d’euros en 2008. Mais 2009 pourrait bien se révéler plus délicate pour la société. « Le début d’année de Marie n’est pas florissant. Nous sommes sur un marché qui souffre actuellement », confirme Giampaolo Schiratti. Et cette acquisition ne se fait pas au meilleur moment pour LDC qui doit déjà gérer l’organisation des nouveaux entrants (Arrivé, le polonais Tarczynski, Entracte, Cailles Robin, et DLG). Quoi qu’il en soit, LDC renforce avec cette acquisition sa position d’acteur majeur de l’industrie agroalimentaire française : l’ensemble ainsi formé atteindrait un chiffre d’affaires de 2,7 milliards d’euros contre 1,9 milliard l’année dernière.

(3) Cf Agra Alimentation n° 2071 du 25 juin 2009



Guillaume Etievant

 

Début d’exercice réussi pour LDC

Au premier trimestre de son exercice 2009-2010 (mars à mai 2009), les tonnages commercialisés de LDC ont progressé de 3,9 % (+1,7 % à périmètre identique). Le chiffre d’affaires consolidé du groupe s’est établi quant à lui à 473,3 millions d’euros, soit une hausse de 0,6 % (- 2,7 % à périmètre identique). LDC profite de la reprise de la consommation : hors amont, son pôle volaille France a réalisé un chiffre d’affaires de 325,4 millions d’euros contre 322,1 millions d’euros au premier trimestre de son précédent exercice.
Le pôle traiteur a vu son chiffre d’affaires progresser de 19,2 % (-1,4 % à périmètre identique), à 64,7 M EUR. A l’international, la situation est par contre plus compliquée : le chiffre d’affaires de cette activité a baissé de 22,7 % (- 4,2% à taux de change constant). Cette chute « doit être appréciée au regard du profond redéploiement industriel et commercial engagé sur le pôle (restructuration en Espagne, arrêt des activités non stratégiques et relance des produits élaborés en Pologne) », précise le groupe, qui confirme son objectif de progression de plus de 20 % de son résultat opérationnel courant pour l’ensemble de l’exercice 2009-2010.

Le pôle traiteur de LDC après l’acquisition de Marie

491 millions d’euros de chiffre d’affaires
• 348 millions d’euros en produits traiteurs frais
• 143 millions d’euros en produits traiteurs surgelés
Un total de 3 184 collaborateurs
La marque Marie est présente dans plus de 4 foyers sur 10 et a un taux de notoriété assistée de 96 %.
La marque Le Gaulois est présente dans 1 foyer sur 2 et a un taux de notoriété assistée de 71 %
Par Bertrand Molliere - Publié dans : Info - Communauté : l'agro alimentaire
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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /Juil /2009 17:06

Le volailler français, basé à Sablé-sur-Sarthe, se dit prêt à acquérir 100 % du capital de Marie. L'inventeur célèbre des petits plats en barquettes vite réchauffés.

« Etre fort sur la volaille. » Et détenir une « grande marque » pour propulser l'activité d'un pôle traiteur bien portant. LDC (Lambert-Dodard-Chancereul) est sur le point d'atteindre l'objectif que le groupe s'est fixé il y a cinq ans. Le tout ficelé en deux mois.

Après le rachat du Polonais Tarczynski (volaille) et l'acquisition - encore soumise au feu vert de l'Autorité de la concurrence - du Vendéen Arrivé, numéro quatre du secteur, LDC s'apprête à acquérir la société Marie, filiale du groupe financier britannique Uniq.

Le numéro un français de la volaille est entré « en négociation exclusive » pour racheter 100 % du capital de Marie, célèbre inventeur des petits plats cuisinés, frais ou surgelés, vite réchauffés.


Le montant de la transaction, si elle est approuvée par les actionnaires d'Uniq et l'Autorité de la concurrence, s'élèverait à 60 millions d'euros. LDC prendrait aussi en charge la dette nette de Marie : 13 millions d'euros environ. « Nous sommes désormais entrés dans une période où l'on va discuter entre nous, exclusivement », confirme Denis Lambert, 49 ans, directeur du pôle volaille LDC dont le siège est basé à Sablé-sur-Sarthe.


15 000 employés

Avec ce rachat, LDC se placerait parmi les trois leaders français du traiteur. « Cela représenterait 40 % de notre activité », souligne Philippe Gelin, directeur du pôle traiteur. Le groupe franchirait le cap des 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel. Et des 15 000 salariés. Ne lui parlez pas d'empire. « Je ne suis pas un empereur », rétorque avec le sourire Denis Lambert.


Marie emploie 1 400 personnes en France, réparties dans sept usines. Dont celle de Sablé-sur-Sarthe (150 salariés) où un record de production a été battu en 2008 avec 60 000 barquettes individuelles fabriquées. « Une usine très moderne » qui, comme chacun des autres sites « garderait son autonomie », souligne Denis Lambert.


Trois acquisitions en deux mois ? « LDC en a réalisé 30 depuis 30 ans », relativise Denis Lambert. « On le fait parce qu'on peut se le permettre. Nous avons des bases solides. Et deux pôles, volaille et traiteur, qui se consacrent chacun à leurs dossiers », explique Denis Lambert. « On va maintenant gérer ça. Sans attraper le cigare. »


Malgré la crise, et un léger tassement des ventes en 2008, le pôle traiteur se porte bien. « Les consommateurs veulent des produits service », explique Philippe Gelin. LDC traiteur (11 % du chiffre d'affaires du groupe), ce sont les plats cuisinés Le Gaulois, Tradition d'Asie, Compañeros, EPC et DLG (restauration collective), les pizzas et sandwiches Entr'Acte, les crêpes et galettes Régalette. Marie commercialise de son côté ses plats frais et surgelés, les recettes exotiques Luang et WeightWatchers.


Les familles Lambert, Chancereul, Huttepain et Guillet détiennent 75 % des actions LDC. En un mois, le titre a gagné 22,84 % (cours Nyse Euronext). Il a grimpé de 43 % depuis le début de l'année.

 

Alan LE BLOA.
Ouest-France Sarthe 29/06/09
Par Bertrand Molliere - Publié dans : Info - Communauté : l'agro alimentaire
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Lundi 29 juin 2009 1 29 /06 /Juin /2009 08:29
Les poulets de Loué, les porcs fermiers de la Sarthe, les boeufs du Maine Label rouge ne mangent pas de soja transgénique. Un macaron le dit désormais au consommateur.

Une nouvelle étiquette fleurit dans les rayons. Le consommateur peut y lire la mention « nourri sans OGM minimum garanti 99,1 % ». Toute filière d'élevage capable de garantir que ses animaux ne mangent pas d'aliment transgénique est - enfin - autorisée à étiqueter cette information sur la viande ou les oeufs vendus en magasin.

Réuni sous l'égide de la Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, le Conseil national de la consommation a donné son feu vert, le 19 mai, en attendant la promulgation d'un décret interministériel.

« On sort enfin du « ni-ni » : ni étiquetage pour les productions animales nourries avec OGM, ni étiquetage pour les productions animales nourries sans OGM. C'est une petite révolution. La France rejoint l'Allemagne, l'Autriche et l'Italie », se félicite Yves de la Fouchardière, directeur des Fermiers de Loué.



Un million de macarons « sans OGM » par semaine

La coopérative sarthoise, n° 1 français de la volaille Label rouge, s'est battue bec et ongles pour obtenir cette avancée dans la transparence et dans l'information du consommateur. Elle va coller chaque semaine un million de macarons « sans OGM » sur ses poulets, oeufs et autres escalopes !

Dès la mise en culture des premiers arpents d'OGM sur la planète dans les années 90, elle a clairement fixé le cap : pas plus qu'ils n'ont trempé le bec dans les farines animales, nos poulets ne picoreront pas d'OGM.

Avec d'autres coopératives régionales (Terrena, la Cavac), elle a construit une filière tracée et sécurisée d'approvisionnement en soja non transgénique en provenance du Brésil. « Ces efforts, non répercutés sur le prix de vente, nous ont coûté sept millions d'euros, chiffre Alain Allinant, président des Fermiers de Loué. Nous ressentions comme une injustice de ne pas pouvoir le faire savoir. Désormais, la parole est aux consommateurs : ils vont pouvoir dire - concrètement - s'ils veulent ou pas des OGM. »

La locomotive des poulets de Loué a entraîné dans son sillage d'autres filières de qualité, toutes réunies par la même exigence d'une alimentation sans OGM pour leurs animaux et par la volonté de le faire savoir sur des étiquettes : Labels rouges porcs fermiers de la Sarthe et boeuf fermier du Maine, viande AOC Maine-Anjou, beurre d'Échiré, fromages Sèvre et Belle, tome de Laguiole... En s'agglomérant, toutes ces filières et leurs 3 500 agriculteurs vont conforter et pérenniser la culture du soja non-OGM.

« Notre cahier des charges interdit le soja dans l'alimentation de nos animaux. Nos fournisseurs nous garantissent un aliment exempt d'OGM. C'est pour nos 700 éleveurs un aboutissement de pouvoir le communiquer aux bouchers artisans et à leurs clients », déclare Emmanuelle Dupont, de l'association boeuf fermier du Maine. « Il faut un contrepoids au lobby des OGM. Notre initiative préserve la liberté de choix du consommateur », conclut Alain Cabannes, directeur du porc fermier de la Sarthe.

Xavier BONNARDEL. Ouest-France Pays de La Loire 24/06/09
Par Bertrand Molliere - Publié dans : Info - Communauté : l'agro alimentaire
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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /Juin /2009 18:29

        


La nouvelle est tombée aujourd'hui : LDC entre en négociation exclusive pour l'acquisition de la société Marie.

Décidément, 2009 sera une année à retenir pour le groupe sabolien LDC (Lambert Dodard Chancereul). Après la reprise de Cailles Robin et Arrivé pour la volaille ainsi que d'Entracte pour le traiteur et Tarczynski en Pologne, voici que Denis Lambert annonce un possible autre achat d'envergure dans l'univers traiteur : Marie, sous réserve d'accord définitif des autorités de la concurrence.

Incontestablement en l'espace de quelques mois, le groupe LDC aura pris une autre dimension, certes encore très "franco-française", mais prépondérante sur ses marchés de prédilection. Que ce soit dans la volaille ou le traiteur, le groupe fait figure de véritable leader désormais. Une position et une légitimité quasi-comparable à d'autres grands noms de l'agro alimentaire français, où rares sont les CA au-delà du milliard d'euros.

Le feuilleton Marie se termine donc, ou presque ! Et Dieu sait si cette pépite de l'agro alimentaire présente dans plus de 4 foyers sur 10, était convoitée. 96% de taux de notoriété assistée, une position très forte sur les quiches, tartes, plats cuisinés et exotiques, nul doute que notre belle Marie ne pouvait que séduire de nombreux candidats.

Il semblerait que le rythme des négociations entre les groupes Uniq et LDC se soit accéléré ces derniers jours. Alors que le dirigeant de Delpeyrat associé à Findus déclarait dans la presse son intention de reprendre Marie. Voilà que LDC, un peu à la surprise générale, annonce être en position numéro un pour récupérer ce joli fleuron du rayon traiteur et surgelés. A ceux qui pensaient les capacités financières du groupe sarthois obérées par ses achats récents, Arrivé notamment, cette nouvelle confirme s'il est besoin la puissance du groupe à assumer plusieurs opérations de croissance externe successives.

Coût officiel de l'acquisition : 60 millions d'euros, auxquels il convient d'ajouter l'apurement des dettes de Marie à hauteur d'environ 13 millions d'euros (source Ouest-France.fr 26/06/09).

Que faudra t-il retenir de ce rapprochement ?

Les bénéfices de l'opération sont nombreux pour LDC :

-accès à une marque forte : Marie. A laquelle il faut ajouter la licence Weight Watchers et dans une moindre mesure Luang ou Paul Bocuse.

-
accès à la deuxième place du marché du traiteur, derrière Sodebo mais au même niveau que Fleury-Michon 

-accès à un nouveau rayon, celui des surgelés avec possibilité pour celui-ci de développer une véritable force de vente à la fois dédiée aux produits traiteurs et aux produits issus de volaille (panés, viandes cuites ou crues, pizzas...)

-constitution d'un leadership omniprésent sur le segment des produits asiatiques avec deux marques de dimension nationale : Traditions d'Asie et Luang, loin, très loin devant les challengers Sodebo (Kim Tan), Loeul & Piriot (Tara), Took Took ou Délices d'Orient.

-possibilité de décliner le territoire de la marque Marie sur d'autres produits traiteurs, voire volaille du groupe LDC, afin de donner plus de légitimité à certaines familles de produits

-renforcement évident du poids de LDC vis-à-vis de ses fournisseurs (achats matières premières par exemple) et synergie logistique de part la proximité des sites LDC et Marie. Bretagne, Poitou, Bresse sont des régions où LDC possède déjà des outils de production et des bases arrières logistiques.

-spécialisation des outils de production et transfert de savoir-faire entre les unités existantes. Tartes salés, produits surgelés et bien sûr plats cuisinés sont des process que LDC maîtrise déjà. L'intégration de Marie n'en sera donc que plus facile.


Sur le papier, l'acquisition de Marie par LDC semble donc prometteuse et créatrice de richesses. En revanche, l'opération impose au groupe sarthois de relever plusieurs défis d'envergure :

-un défi financier : relever le niveau de rentabilité de Marie afin de le porter au niveau des standards habituels des autres filiales du groupe, digérer l'ensemble des acquisitions récentes,

-un défi structurel : gérer de front la réorganisation des nouveaux entrants (Arrivé, Entracte, Marie, Cailles Robin, DLG ou Tarczynski), définir et étoffer un organigramme qui soit adapté à tous les métiers du groupe : traiteur, volaille, amont et international,

-un défi marketing : rationnaliser les gammes produits et les marques. Bernard Loiseau, Le Gaulois, Marie, Companeros, Régalette, Traditions d'Asie, Luang...autant de références sur lesquelles une profonde réflexion marketing s'impose, y compris en termes d'innovations,

-un défi commercial : faire accepter cette opération aux clients distributeurs et redéfinir les contours de la force de vente en place tant sur les rayons surgelés que traiteur,

-un défi logistique : compte tenu des synergies possibles et des flux générés, il est possible que la capacité logistique de LDC nécessite des investissements d'adaptation, création d'une nouvelle plate-forme, externalisation, agrandissement, toutes les options sont possibles,

-un défi industriel : spécialiser les sites et créer une dynamique R&D.

Quelques soit les difficultés à venir, force est de constater que le groupe LDC atteint aujourd'hui une taille critique très significative avec un catalogue de marques reconnues et des capacités industrielles performantes, sur un marché où chaque centime compte.

Et demain, quels autres relais de croissance possibles pour le groupe ?

Si l'on regarde de près le rayon traiteur, LDC occupe une très large part que ce soit à ses marques ou par le biais des très nombreuses MDD servies par Agis, La Toque Angevine, ATI ou EPC. Pourtant, il existe encore quelques familles de produits sur lesquelles le groupe demeure quasiment absent : les salades traiteur (Mix Buffet, Martinet, Bonduelle, Daniel Dessaint), les tartes portions à emporter (Tartefrais, Le Ster), les tortillas, les fruits frais prêts à consommer (ID fruits, Flash fruits), Herta), les flammenkuches ou pâtes tressées (Pierre Schmidt, Iller, Sapresti), les spécialités soja (Bjorg, Sojasun), la charcuterie pâtissière (Valentin traiteur, Sodebo)...

Bref, bien peu de segments en valeur finalement comparé au reste du rayon (pizzas, plats cuisinés, produits ethniques, crêpes, omelettes, panés, feuilletés, tartes salés, etc.). De plus, beaucoup de ces familles sont arrivées à un stade de maturité et leur intérêt stratégique demeure flou en termes d'opportunités de croissance externe. Il faudra donc attendre de voir comment le marché évoluera dans les années qui viennent.

Ainsi, par le biais de cette acquisition, la seule usine sarthoise du groupe Marie implantée à Sablé s/Sarthe deviendrait alors la quatrième usine agroalimentaire du groupe LDC en Sarthe après LDC à Sablé, EPC à Roëzé et Cavol-LDC à Loué.









Par Bertrand Molliere - Publié dans : Info - Communauté : l'agro alimentaire
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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /Juin /2009 19:23

Chers amis agronautes,

Vous avez été nombreux à venir sur le blog Sarthe & Agroalimentaire à la recherche d'informations concernant le rachat annoncé de la filiale française du groupe Uniq : Marie. Rappelons que Marie, ex-Générale Traiteur du groupe Danone, possède son usine de plats cuisinés à Sablé s/Sarthe.

Comme annoncé précédemment, de nombreux prétendants sont à l'affût. Selon un article du journal Les Echos du 23/06/09, le nom du vainqueur sera (ou serait) annoncé officiellement avant la fin du mois de juillet.

Parmi les grands de l'agro retenus par la banque Oddo, chargée de la vente des branches frais et surgelés de Marie, quatre repreneurs potentiels, du moins les plus cités dans la presse :

-LDC
-Tipiak
-Financière Turenne Lafayette alias Monique Piffault (William Saurin, Paul Prédault...)
-Delpeyrat associé à Findus

Le ticket Delpeyrat associé à Findus semble être bien positionné pour la reprise des outils de Marie. Delpeyrat reprendrait le frais (plats cuisinés, ethniques Luang) tandis que Findus utiliserait la marque Marie ou Weigt Watchers pour ses surgelés. Industriellement parlant, ce duo possède des atouts et des savoirs-faire non négligeables pour réussir cette opération. Delpeyrat, appuyée sur un actionnaire fort, la coopérative Maïsadour, est déjà implantée sur le marché des plats cuisinés depuis la reprise du Magicien Vert. Or, à l'instar du groupe LDC, sa production de plats cuisinés est réalisée presqu'exclusivement par le biais de MDD. Celle-ci est donc aussi à la recherche d'une marque nationale forte. De plus, la reprise de Marie lui permettrait de s'ouvrir au marché des produits asiatiques et de compléter habilement son offre en produits traiteurs (asiatiques notamment) afin de se positionner en tant que challenger sérieux face aux géants  LDC, Fleury-Michon ou Sodebo. Pour ce qui concerne Findus, que l'on ne présente plus, cette reprise lui permettrait d'asseoir ses positions déjà très fortes sur les rayons surgelés.

Et les vendéens dans tout cela ? On peut en effet s'étonner de l'absence des noms de Fleury-Michon ou de Sodebo dans les repreneurs potentiels de Marie. Marie trop chère ? Manque de moyens ? Peur de subir les foudres des autorités de la concurrence ? Toujours est-il que cela demeure surprenant quand on sait l'attrait d'une marque comme Marie pour le rayon traiteur ou surgelés.

Réponse à suivre en juillet. Mise à prix 90 millions d'euros, bon état, à débattre...

 

Par Bertrand Molliere - Publié dans : Info - Communauté : l'agro alimentaire
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 17:23

Construit en 1964, le site Frobel de Sablé-sur-Sarthe est devenu un site majeur du groupe Bel, avec une unité de production de fromages et une unité de concentration de sérum.

A l'origine, Bel était bien implanté en Sarthe grâce à plusieurs petites unités disséminées dans la campagne (Clermont-Créans / Douçay, Noyen, Laigné-en-Belin, Requeil, Neuville-sur-Sarthe...).  Ce n'est qu'en 1964 que fut pris la décision de rassembler toutes ces petites "laiteries" en une seule, moderne et plus adaptée aux besoins d'aujourd'hui. Plus tard, dans les années 90 le site de Sablé allait intégrer la production du site de Vendôme (41) avec notamment la production du Cousteron.

Aujourd'hui, près de 800 salariés travaillent à Sablé. C'est la plus importante unité du groupe Bel en France.

Les fromages fabriqués à Sablé sont pour certains, mondialement connus :

-Pâtes pressées : Babybel, Bonbel, Cousteron, Port-Salut, Mini-Babybel
-Pâtes fraîches fondues : Kiri, marques distributeurs
-Spécialités : Cantadou (distribué en réseau RHD), Kiri blocs

Chaque année, 89 millions de litres de lait sont collectés. Ce volume représente 38000 tonnes de fromages (dont 50% pour l'exportation dans plus de 90 pays) et 10000 tonnes de produits industriels.

Le site de Sablé est certifié ISO 9001, IFS, BRC et ISO 14001.

Les autres implantations de Bel en France : Mayenne 53 (atelier Bel industrie), Evron 53 (Mini-Babybel), Pacy-sur-Eure 27 (Boursin), Cléry 57 (Bonbel, Maredsous, tranchés restauration), Dôle 39 (Vache qui rit, Apéricubes variétés), Lons le Saunier 39 (Vache qui rit, Apéricube nature, Pik & Croq), Vendôme 41 (atelier Bel industrie).

Par Bertrand Molliere - Publié dans : Zoom sur des entreprises sarthoises - Communauté : l'agro alimentaire
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Samedi 25 avril 2009 6 25 /04 /Avr /2009 02:55

 
                                                                                                                         

En 2008, le rachat de Socopa par le groupe quimperlois Bigard ainsi que la reprise de la Socavi (ex-filiale Unicopa) par le groupe Terrena/Gastronome, avaient constitué les deux évènements majeurs de l'année, symbole d'un mouvement de concentration progressif et nécessaire dans la filière des produits carnés. 

Et quoi de neuf en 2009 me direz-vous ?

Après l'annonce de la mise en vente officielle du groupe Arrivé, numéro 4 de la volaille, au début de l'année, voici donc le temps du verdict. Selon le quotidien Les Marchés, les deux groupes Arrivé et LDC seraient rentrés en phase de négociation exclusive pour l'acquisition de 100% des actions détenues par la famille Arrivé, les coopératives Unigrains et CIAB. Exit donc les prétendants alias les groupes Glon et Terrena/Gastronome. Voilà qui va faire du bruit dans le Landerneau des poulaillers.

Pour autant, faut-il parler de "rachat" comme aiment à lancer précipitamment les journalistes ?

Certes, compte tenu de la puissance financière du groupe LDC et des complémentarités évidentes entre les deux groupes, on peut supposer que le volailler sarthois parviendra à ses fins d'ici la fin mai 2009. Toutefois, l'expérience du rachat avorté de Madrange par le groupe Monique Piffault nous montre qu'il faut toujours être prudent lorsque le terme de "négociation exclusive" est employé. Une exclusivité ne signifie pas toujours rachat et cela est avant tout l'expression d'une volonté commune.

D'ailleurs, la prudence sera d'autant plus nécessaire qu'il faudra faire accepter cette union aux autorités de la concurrence ce qui, vu la position forte des deux groupes sur le dossier des volailles label rouge par exemple, sera délicat à obtenir.

Cession d'actifs industriels ? Cession de marques ? Il est probable que les garants de la libre concurrence obligent les deux groupes à modifier leur copie dans les mois à venir et que les autres volaillers, dont Gastronome, fassent pression sur les organismes d'Etat pour retarder au maximum l'échéance. 

Quoiqu'il en soit le rachat du groupe Arrivé par LDC est plutôt bien accueilli dans son ensemble. LDC pourra ainsi accroître sa zone de "Chal-Landes-ise" en matière de labels rouges, excusez du jeu de mots !

Selon le blog de la CGT Arrivé du 23/04/09 : "LDC deviendra l'unique actionnaire du groupe Arrivé qui restera une filiale autonome et gardera son nom. Ce dernier devrait prendre la direction opérationnelle de l'entreprise d'ici la fin de l'année. Toutefois, des interrogations subsistent concernant l'avenir des Fermiers Landais, de l'ANA, ADP et Bellané."

Réponse attendue fin mai 2009. En tout état de cause, l'union Arrivé-LDC représentera environ 30% du marché français de la volaille.

Communiqué officiel du groupe LDC du 23/04/09 :

"LDC entre dans une phase de négociation exclusive avec les actionnaires du Groupe Arrivé en

vue de mener à bien le projet d’acquisition du Groupe Arrivé sous réserve de la levée de

certaines conditions suspensives. Cette période de négociation exclusive permettra d’affiner les conditions d’acquisitions et de finaliser les opérations de due diligence.


Présent dans la volaille (75 % de
l’activité) et dans la nutrition animale (25 %), le Groupe Arrivé a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 561 M
 € en 2008 et dispose d’un certain nombre de marques dont la Marque Maître Coq. Le groupe Arrivé emploie près de 2 835 personnes réparties sur 11 sites de production en France. Le projet de rapprochement confirme le fort intérêt stratégique entre les deux Groupes qui devrait bénéficier à l’ensemble.


Avec près de 2 milliards d’euros
de chiffre d’affaires et 12 000 collaborateurs, le Groupe LDC se

positionne comme un spécialiste européen du frais au travers de ses deux activités :


• L’élaboration de produits à base
de volaille avec une gamme étendue : poulets labels, panés,

produits élaborés ou de découpe…

• Les produits traiteur (12% de l’activité) : sandwiches, pizzas, produits ethniques, plats cuisinés…


Des marques fortes (Loué, Le
Gaulois), une innovation constante, une compétitivité établie et

des positions solides et diversifiées chez ses clients en France et à l’international participent au développement."

 




 




 

Par Bertrand Molliere - Publié dans : Info - Communauté : l'agro alimentaire
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Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /Avr /2009 17:58

On l'a appris cette semaine, les groupes Arrivé et Marie sont à vendre. Le groupe sarthois LDC spécialisé dans la volaille et les produits traiteurs va t-il accueillir dans son périmètre ces deux entreprises de qualité ? Réponse dans les semaines à venir.

Arrivé, fleuron de l'aviculture vendéenne, dirigé par Jacques Arrivé, est le numéro 4 du secteur (derrière LDC, Doux et Gastronome). Son portefeuille de produits comporte des marques prestigieuses (Maître Coq, Landes St Sever, Challans, Bocage Vendéen, Auvergne...), ainsi que des positions clefs dans l'univers de la GMS (numéro 1 sur le snacking avec son produit phare "Coq Ailes" ou les poulets rôtis, numéro 1 des produits désossés festifs farcis, 50% du marché des volailles des Landes...) et une présence historique dans les freezer-centers (Picard, Toupargel..). Certes, si Arrivé fait figure de petit poucet sur le marché de la
découpe basique de volaille (canard, poulet, dinde, lapin) contrairement à ses concurrents, son mix produit est proche de celui de son confrère LDC puisqu' Arrivé possède une forte activité en produits élaborés et en produits à label rouge. Un "petit LDC" à la sauce vendéenne en somme...
     
De toute évidence, un rachat du groupe Arrivé permettrait notamment à LDC de renforcer ses positions déjà solides sur le marché de la volaille :
- une hégémonie sur les volailles des Landes St Sever
- une ouverture sur de nouveaux bassins de production (Vendée, Challans, Auvergne..)
- une domination des segments des produits festifs farcis, confits, surgelés, rôtis ou fumés, volailles certifiées, biologiques...
- un renforcement de ses positions voire un leadership sur les produits panés, en particulier les caissettes
- un renforcement de la présence de LDC sur le réseau des détaillants et grossistes par le biais des Fermiers Landais, alias la société "Marie Hot", très présente sur les étals des bouchers de France et de navarre

Par ailleurs, outre la complémentarité géographique avec les outils LDC existants en Vendée et Deux-Sèvres (STAM, Cailles Robin, Bellavol*), le rachat d'Arrivé ouvrirait à LDC les portes d'un nouveau marché, celui des produits petfoods.

*Bellavol, usine d'aliments située à Moncoutant 79 (ex-Bellané) est une filiale du groupe LDC reprise en  collaboration avec le groupe Arrivé.


A ce jour, trois groupes majeurs de l'aviculture ont déposé leur offre de reprise (LDC, Glon et Gastronome) et toutes ont leur chance d'aboutir.

Gastronome dispose d'un actionnariat solide (Terrena) mais doit digérer la reprise des outils de la coopérative Unicopa (ex-Socavi). Sa proximité géographique avec les outils d'Arrivé pourrait cependant plaider en sa faveur.

Glon, dispose également de gros moyens et les deux acteurs se connaissent bien puisque Glon travaille déjà avec Arrivé à travers certains dossiers (Farmor, Kéranna, filière amont Sud Ouest, etc..). Il ne faut pas oublier non plus l'association conjointe des groupes breton et vendéen lors de la reprise des ex-outils Bourgoin avec Michel HOUDEBINE.  De plus, contrairement à Gastronome et LDC, Glon est peu présent en GMS (hormis le hard discount), il y a donc peu de chance pour que les deux groupes ne se marchent sur les pieds dans les magasins, du moins sur le frais.


 Marie. On l'apprend dans le Figaro du 13/03/09, le grand nom de l'agroalimentaire Français : la société Marie (ex-Générale Traiteur) est également à vendre. Passée en 2001 de Danone au groupe britannique Uniq, celle-ci est présente sur les segments traiteurs frais et surgelés. Il s'agit évidemment d'une cible de choix pour le groupe LDC. Numéro 2 des plats cuisinés (Marie, Paul Bocuse, Weight Watchers), numéro 1 des produits asiatiques à marque (Luang), un rachat de Marie par LDC permettrait enfin au groupe sabolien d'affirmer sa notoriété grand-public sur le marché du traiteur. En outre, cela lui ouvrirait les portes du marché GMS des surgelés. 

LDC a de bonnes chances de remporter la mise sur ce groupe, toutefois le traiteur sabolien devra compter sur d'autres challengers sérieux tels que Tipiak ou Monique Piffault. Affaire à suivre...



Pour la Sarthe, Marie n'est pas inconnue puisque c'est à Sablé s/Sarthe (à quelques centaines de mètres de LDC pour l'anecdote), que le groupe fabrique la quasi totalité de ses plats cuisinés frais pour la GMS et la RHD sous les marques Marie, Paul Bocuse et sous licence Weight Watchers.

Le groupe anglais Uniq vient de confier à la banque Oddo le mandat de vente de Marie. Etranglé par son endettement, Uniq doit céder ses actifs hors du Royaume-Uni. Marie, qui a réalisé un CA l'an passé de 265 millions d'euros et un résultat opérationnel de 3.3 millions d'euros, est présent uniquement en France, avec 6 usines et 1400 salariés. La société réalise 54% de son CA avec des produits surgelés pour le compte des marques de distributeurs et à sa propre marque (Source Figaro 13/03/09).
  

Par Bertrand Molliere - Publié dans : Info - Communauté : l'agro alimentaire
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Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /Mars /2009 17:57


S'il est un groupe sarthois particulièrement renommé en France, il s'agit évidemment du groupe LDC implanté à Sablé s/Sarthe, le fleuron agro alimentaire de la région.

LDC en quelques chiffres :

LDC : Lambert, Dodard, Chancereul. Et non Lapin, Dinde, Canard, comme certains aiment à plaisanter...
CA : 2,065 Mds d'euros en 2009-2010, entreprise cotée en bourse.
Effectif : Plus de 15000 salariés dans le monde, dont plus de 2000 à Sablé s/ Sarthe (siège social).
PDG : Denis LAMBERT (Prédecesseurs : Gérard CHANCEREUL / Rémy LAMBERT)

-4 pôles d'activités principaux : Volaille / Traiteur / International / Amont - Production
-2 implantations à l'étranger : Espagne (2 sites : Hermanos Saiz ) et Pologne (6 sites : Drosed et Tarczynski). 

Ces 2 implantations européennes font de LDC, un groupe puissant à l'échelle de l'union. Pour autant, on ne peut véritablement employer le terme de multinationale pour le qualifier. Le néologisme  "multirégionale" conviendrait davantage au groupe, car l'essentiel de son activité dépend encore de la France (82% du CA) et ses exportations très orientées vers l'Europe (Bénélux, Allemagne, Scandinavie, Suisse...).

Un palmarès éloquent qui illustre la belle réussite du groupe
:

N°1 européen de la volaille :

N°1 européen du canard de barbarie
N°1 européen de la dinde
N°2 européen du poulet
N°1 mondial du pigeon
N°1 français de la caille
N°1 français du gibier
N°3 français du lapin
N°2 français de la pintade
N°2 français du coquelet
N°2 français du chevreau
N°1 français du secteur de la RHD / PAI
N°1 français du secteur des GMS
N°1 français des MDD GMS
N°1 français des volailles AOC, Label Rouge et biologiques
N°1 français des confits de volaille
N°3/4 du canard et foie gras
N°2 français des panés de volaille à marque
N°1 français des oeufs fermiers
N°4 français de l'oeuf de consommation (groupe "Ovalis", à ne pas confondre avec la marque d'un important grossiste en volaille breton)
N°1 polonais de la volaille....

N°2 français du traiteur

N°1 français des produits ethniques (asiatiques, tex-mex...)
N°2/3 des galettes et crêpes fraîches
N°2 français de la pizza fraîche
N°3 français du sandwich
N°2 français des plats cuisinés à marque, de très fortes positions en MDD...


L'histoire de ce groupe familial remonte vers 1968 lorsque deux abattoirs concurrents : les établissements Lambert de Sablé s/Sarthe et Dodard de St Martin de Villenglose (St Denis d'Anjou-53) décident d'unir leurs forces. Dés lors, l'entreprise connaîtra une ascension fulgurante en partie grâce au développement de la grande distribution naissante.

Au-delà des chiffres et de ses performances, LDC est caractérisé par une formidable conjonction de compétences et de chances :

-des dirigeants visionnaires, gestionnaires et pragmatiques.
Il fallait être sacrément ambitieux et patient pour croire au développement du poulet fermier dans les années 60/70. Il en fut de même lorsque LDC lança les premiers élaborés de volaille, dont le succès aujourd'hui est évident.
Cela peut sembler caricatural, pourtant LDC est une grande fédération de PME, chacune gérée méthodiquement, telle une SARL en bon père de famille ! Un mot d'ordre en matière d'investissement : "Combien ça coûte, combien cela rapporte ?"
Par ailleurs, il faut souligner la bonne entente et la discrétion des familles actionnaires Lambert, Chancereul, Guillet et Huttepain, facteur propice à la bonne marche de la société.

-une marque forte : Loué. LDC ne serait jamais LDC sans Loué et réciproquement.
Une des grandes forces de cette alliance demeure l'indépendance dans la chaine. Au fermiers de Loué de produire et communiquer sur leurs volailles fermières, à LDC de les abattre et de les commercialiser. Pas de mélange des genres comme ce fut le cas chez de nombreux concurrents, même si ce principe a été remis en cause depuis l'arrivée du groupe Huttepain.

-une capacité d'innovation, d'adaptabilité et une capacité logistique hors du commun. "On ne produit pas pour vendre, on vend pour produire" telle est la devise célèbre dans l'entreprise. Des investissements mesurés, un service client sur-mesure, une flotte logistique intégrée, des fournisseurs de volailles vivantes diversifiés..., des éléments qui font de LDC, une entreprise atypique dans son secteur.

-un mix produit fortement orienté vers les produits de qualité supérieure et les produits élaborés, afin d'être moins dépendants des produits basiques à faible valeur ajoutée.

-un mode de gouvernance décentralisé de l'entreprise.
Malgré la création, encore récente, de fonctions centralisées nécessaires au bon fonctionnement d'un groupe de cet ampleur (marketing, qualité, amont, environnement, R&D...), les filiales du groupe LDC disposent d'une certaine autonomie dans leur mode de gouvernance. Il en est de même dans toutes les marques du groupe et chaque société conserve son identité propre tout en opérant ses activités parfois de manière concurrentielle, mais toujours selon une certaine cohérence. 

Pour toutes ces raisons, LDC fait figure de leader respecté et jalousé dans la filière, et il reste fort à parier que le groupe participera encore de façon active au mouvement de concentration attendu et nécessaire dans le secteur avicole.

2009, a été une grande année pour le groupe, tant dans la volaille que dans le traiteur, puisque de multiples acquisitions majeures sont venues renforcer la position de leader de LDC, à l'image du rachat des sociétés Arrivé et Marie.

-Quelques marques, dont certaines partagées avec d'autres abattoirs extérieurs au groupe :

Volaille / Oeufs : Loué / Le Gaulois / Le Fleuron / Autour de Lise / Canard Passions / Bresse / Landes / Argoat / Bretagne / Ménez / Ker Coat / Antan / Picotan / Maine / Royal / Doyenné de Lanvaux / Desgranges / Grand Maître / Bourgogne / Mairet / Procanar / Guillet / Valoire / Authentique Bocage de l'Ouest / Lou Lamastrou / Ardèche / Sud Ouest / Peyac / Père Robert / Normand / Janzé / Celvia / Romandines / Fleuron / Charmilles / L'abbaye / Bio des Montagnes / Bio L'authentique / Gascogne / Alsace / Rég'hallal / Palmidor / Père Guillaume / ABO / Bel Epi / Le Bocager / Clos du Roy / Cailles Robin / Fineplume / Saveurs Forestières / Cailles de Challans / Cailles Rocvent / Mistral / Henri IV / Prim's / Drosed / Volbel / Vol'Anjou / Servol / Maître Coq / Pleine Saveur / Challans / Bocage Vendéen-Fermiers de Vendée / Auvergne /Corico ...

Traiteur / Elaborés : Le Gaulois / Companeros / Traditions d'Asie / La Toque Angevine / Régalette / Celtys / Agis / EPC / Ilya / Chip Long / Entr'Acte / DLG / Marie / Luang / Plats sous licenses : Saveurs du Liban, Paul Bocuse, Bernard Loiseau ou Weight Watchers...

Les filiales

Abattoirs Volaille
:

-LDC Sablé (3 abattoirs : Dinde / Poulet / Canard + Gibier) à Sablé s/Sarthe (72)
-Cavol-LDC (Poulet fermier) à Loué (72)
-Guillet (Poulet / Pintade) à Daumeray  (49)
-LDC Charmilles (ex-Ets Charmilles + Eléfa : Pigeon / Caille / Faisan /Caneton / Foie gras) à 
 Maulévrier (49)
-SNV 53 (ex-Ets Fléchard : Poulet / Canard / Pintade) à Azé (53)
-SNV 61 (ex-Ets Fléchard : Poulet / Lapin / Dinde) à La Chapelle d'Andaine (61)
-LDC Bretagne (ex-Ets Sérandour : Poulet / Coquelet) à Lanfains (22)
-Servais (Poulet) à Droué (41)
-Volabraye (Dinde) à Savigny sur Braye (41)
-LDC Aquitaine (ex-Ets Bidou : Poulet / Pintade) à Bazas (33)
-LDC Bourgogne (ex-Ets Matthey : Poulet / Dinde) à Branges (71)
-Palmid'or (Canard / Lapin / Chevreau) à Trambly (71)
-Guillot-Cobreda (Poulet) à Cuisery (71)
-Au Chapon Bressan (Volaille de Bresse) à Monterevel-en-Bresse (01)
-Mairet (Volaille de Bresse) à Simard (71)
-Celvia (Dinde) et BNI (export) à St Jean Brévelay (56)
-Procanar (Canard / Pigeon / Foie Gras) à Lauzac'h (56)
-Celtys (Canard) à Plouay (56)
-Bresdi (Découpe de volaille) à Romenay (71)
-STAM-Poiraud à Mouilleron (Dinde) en Pareds et Chantonnay (85)
-Les Fermiers de l'Ardèche (ex-Barou : Poulet / Pintade) à Félines (07)

-Cailles Robin (Caille / Faisan) à Mâché (85) et Rocvent à Thouars (79)
-Arrivé (produits élaborés de volaille) à Chavagne en Paillers (85)
-Arrivé (produits élaborés de volaille) à Ste Hermine (85)
-Arrivé aux Essarts (85)
-Arrivé à St Fulgent (85)
-Arrivé Auvergne à St Germain des Fossées (03)

-Corico (Dinde) à Monsols (69)


La plupart des sites ci-dessus fabriquent également une large gamme de produits élaborés crus tels que : farcis / marinades / saucisses / brochettes / rôtis...

Filiales produits élaborés :

-La Toque Angevine (Pizzas / Sandwiches / Charcuteries Pâtissières / Coquilles) à Segré (49)
-DPE (Panés / Charcuterie de Volaille / Confits / Produits rôtis cuits / Terrines) à
 Sablé s/Sarthe (72)
-SNV Pont Morin (Produits Fumés et Rôtis / Gibiers) à La Chapelle d'Andaine (61)
-Régalette (Crêpes / Blinis / Omelette / Soufflets) à St Nolff (56)
-EPC (Plats cuisinés / Sauces) à Roëzé s/Sarthe et Noyen s/ Sarthe (72)
-Agis (Plats cuisinés) à Avignon (84)
-Agis (Produits ethniques) à Tarare (69)
-ATI (Panés / Produits ethniques / Plats cuisinés) à Herbignac (44)
-Entr'Acte (Sandwiches et solutions repas) à Courcouronnes (91)
-DLG (Daniel Loiseau Gamme / Commercialisation de produits traiteurs) à Orly (94)
-Marie (plats cuisinés frais) à Sablé s/Sarthe (72)
-Marie (entrées exotiques et plats cuisinés frais) à Briec s/ Odet (29)
-Marie (pizzas, tartes, feuilletés, pâtes surgelées) à Chacé (49)
-Marie (plats cuisinés surgelés) à Airvault (79)
-Marie (tourtes et tartes fraîches, pâtes à tarte, gratins) à Viriat (01)
-Marie (tartes) à Mirebeau (86)


Filiales amont et oeufs :

-Ovalis (Commercialisation d'oeufs et ovoproduits) à Goussainville (95)
-Sovopa (Oeufs standards) à Aigné (72)
-Sacofel (Oeufs fermiers et biologiques) à La Bazoge (72)
-L'oeuf Landais à Habas (40)
-SAMO (Ovoproduits, filiale avec Pampr'oeuf) à Mirebeau (86)
-Huttepain Aliments (Alimentation animale) à La Chapelle St Aubin (72)
-Huttepain Bouix (Alimentation animale) à Piacé (72)
-Aliments Richard (Alimentation animale) à Bessé sur Braye (72)
-Alimab (Alimentation animale) à Sablé s/Sarthe (72)
-Bellavol (Alimentation animale volaille) à Moncoutant (79)
-Jeusselin céréales à Marolles Lés Braults (72)
-Sacovia (Négoce et commerce d'animaux) à Tassé (72)
-SBP (Organisme de production) à Louhans (71)
-Cabri Production (Organisme de production) à Trambly (71)
-Ardevol (Organisme de production) à Félines (07)
-Maine-Porc (Organisme de production) au Mans (72)

Par Bertrand Molliere - Publié dans : Zoom sur des entreprises sarthoises
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Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /Fév /2009 17:44

Fondée en 1948 à Vibraye, au coeur du pays Sarthois par Léonard FASSIER, reprise ensuite en 1956 par Jean-Louis FASSIER, cette charcuterie familiale s'est dotée de recettes exclusives et d'un savoir faire reconnu par la profession. Jean-Luc FASSIER, petit-fils du fondateur, est maintenant le Directeur Général de la charcuterie.

 

Peu connue du grand public, cette société est l'un des leaders du marché de la charcuterie en RHD (restauration hors domicile). Avec un effectif de 215 personnes, cette charcuterie travaille essentiellement avec les grossistes, collectivités et cash & carries. L'activité en GMS tend à se développer par le biais de produits spécifiques de traditions (salaisons, cochonailles, rillettes...) et d'une implantation progressive dans les rayons  des magasins.

Les deux métiers principaux de Fassier :

- la découpe de porc frais (l'activité abattage ayant disparue au cours des années 60)
- la transformation de la viande de porc et de volaille sous forme de charcuteries

A noter l'utilisation intégrale des carcasses entrant dans la charcuterie. En effet, Fassier dispose d'un personnel expérimenté et la présence d'un atelier de découpe à destination de la transformation est une chose suffisamment rare en France pour être soulignée. Cette activité permet à Fassier de maîtriser ses approvisionnements et de travailler ses produits avec plus de fraîcheur.

Le CA de la maison Fassier est stable : 38 M€ en 2007.

Outre le fait que l'entreprise achète et découpe ses carcasses de porc, Fassier demeure une charcuterie atypique pour bien des raisons. D'abord, celle-ci dispose d'une gamme dite de "généraliste" mais de qualité. Du jambon aux épaules, en passant par les boudins, tripes, mousses, terrines, saucisses, cochonailles et les inévitables rillettes, Fassier a fait le choix d'emblée de répondre à quasiment toutes les formes possibles de charcuteries.

Fassier est aussi une charcuterie atypique car, indépendante. Pas de grand groupe, ni de multinationale derrière cette belle entreprise mais une famille, ce qui est de plus en plus rare par les temps qui courent.

Enfin, Fassier est atypique de par sa taille mi-régionale, mi-nationale et son implantation pregnante sur le marché RHD.


Bien que très discrète, Fassier est un des fleurons de l'agroalimentaire sarthois, gageons que la qualité de ses charcuteries lui permette de se développer davantage auprès du grand public et des palais avertis. Cette entreprise le mérite à bien des égards.

Par Bertrand Molliere - Publié dans : Zoom sur des entreprises sarthoises - Communauté : l'agro alimentaire
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Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /Fév /2009 17:53

C'est officiel depuis le 20/02/09, LDC via sa filiale EPC vient de prendre le contrôle de DLG (Daniel Loiseau Gamme).

DLG est une entreprise familiale qui depuis plusieurs générations s'est spécialisée sur la création, l'élaboration et la commercialisation de produits élaborés (produits carnés cuits, produits carnés crus, charcuterie, poisson, gamme santé et crêpes et galettes fraîches) destinés spécifiquement au marché de la RHD.

DLG n'était plus qu'un fond de commerce depuis sa séparation avec l'entreprise Salaisons d'Orly, et une approche auprès d'E.P.C. (Européenne de Plats Cuisinés), filiale de LDC, avait été entreprise pour la fabrication de ses produits.

LDC, via sa filiale EPC (54 millions d'euros de C.A.),basée à Roëzé dans la Sarthe, a finalement décider d'intégrer la société DLG (35 millions d'euros de C.A. en 2008), dont la démarche commerciale s'appuie sur 2 principes: une équipe de conseillers culinaires qui sillonnent toute la France et une démarche commerciale basée sur un échantillonnage systèmatique.

Pour le pôle traiteur de LDC, présidé par Philippe Geslin, cette opération présente aussi l'opportunité de développer des volumes complémentaires sur les filiales E.P.C. (pour les viandes cuites) et Régalette (pour les crêpes et les galettes fraîches garnies et natures).

(source Les Marchés- le quotidien de l'agroalimentaire du 20/02/09 et Le Manager de l'Alimentaire)

Par Bertrand Molliere - Publié dans : Info - Communauté : l'agro alimentaire
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Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /Jan /2009 13:59

Le volailler de Sablé-sur-Sarthe renforce son pôle traiteur. Il mange le numéro quatre français du sandwich.  

Et 28 millions de sandwiches de plus dans l'escarcelle de LDC ! Le groupe agroindustriel de Sablé-sur-Sarthe ne se contente pas d'être le numéro un français de la volaille. Il devient aussi un des principaux fabricants de sandwiches.

 


Il vient de conclure l'acquisition du numéro quatre français de la branche, la société Entracte, propriétaire d'une usine en région parisienne et filiale du groupe parisien Valentin traiteur. Avec ce rachat, LDC muscle son pôle traiteur (pizzas, plats cuisinés et galettes sous les marques La toque angevine, régalette...), renforce son offre de sandwiches dans les rayons des supermarchés. Et accède à un nouveau marché : celui des sandwiches distribués par la compagnie Wagon lits dans les trains SNCF.

Référencé dans la majorité des enseignes de la grande distribution, Entracte (26 millions d'euros de chiffre d'affaires) occupe une place de choix en restauration hors domicile : on trouve ses sandwiches dans les Relais H et les stations d'autoroute.

LDC devient un des tout premiers opérateurs du sandwich en France. Il occupe la position de leader sur le créneau des « formules repas » qui associent sandwich, dessert et eau minérale.


Source : Ouest-France 21/01/09

Commentaire du blog sarthe&agroalimentaire :

Certes, Entr'Acte est une marque peu connue du grand public et quasiment tombée dans l'anonymat des MDD de la grande distribution. Comme les sandwiches "Le Gaulois", celle-ci a beaucoup souffert de la guerre fratricide entre les deux leaders du sandwiche Daunat et Sodebo. Néanmoins, cela renforce le poids de LDC sur ce segment et permet au groupe d'accéder à une société plutôt dynamique qui a résisté malgré tout aux turbulences du secteur, bien aidée en cela par le groupe Valentin Traiteur.
Son positionnement basé sur les sandwiches "saveur" à partir de recettes raffinées mais toujours dans le coeur de marché, lui confère un statut d'intervenant de qualité sur ce marché très concurrentiel. Par ailleurs, son implantation parisienne est un atout, notamment en ce qui concerne ses principaux clients dans un domaine où la proximité et la capacité à répondre de façon immédiate à la demande est souvent un critère décisif. Ainsi, ce n'est pas un hasard si certaines enseignes comme Monoprix ou Cora ont référencé Entr'acte sur leurs tablettes.
Avec ce rachat, voila qui donne au groupe Sarthois LDC une identité encore plus marquée dans l'univers tant convoité du traiteur. Et il est probable que le groupe LDC n'en reste pas là. Plats cuisinés, galettes, sandwiches, pizzas, produits ethniques...les jeux sont ouverts !
Par Bertrand Molliere - Publié dans : Info
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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 16:39

 
Lhuissier Bordeau Chesnel.
Cette célèbre entreprise de la Sarthe implantée à bordeau-chesnel.jpg Champagné, entre Le Mans et Connerré a été fondée par Albert LHUISSIER. Actuellement, Numéro 1 national de la rillette, cette usine est une filliale du groupe Soparind-Bongrain. Nous connaissons tous son slogan :"Rillettes Bordeau Chesnel, nous n'avons pas les mêmes valeurs !"
Tout récemment, la société s'est associée aux fermiers de Loué et à LDC pour créer des rillettes de dinde fermière de Loué.

Bahier. L'autre grand nom de la charcuterie industrielle Sarthoise. Fondée par Régis bahier.jpg BAHIER en 1966 à Sceaux s/ Huisne, cette charcuterie appartenait depuis 2 ans au groupe SOCOPA ; du fait de la prise de contrôle en août 2008 de Socopa par Bigard, elle est tombée donc dans l'escarcelle du groupe breton, puis en 2009 dans le groupe Alliance (Gewy, Défial, La Dieppoise...). Numéro 2 de la rillette, elle est aujourd'hui le numéro 1 national du boudin. Bahier possède également une importante production de tripes et se diversifie vers les produits traiteur (hamburgers, pruneaux bacon apéritifs, confits et charcuteries patissières).

img020.jpg Prunier. PME familiale d'une centaine de personnes, cette société de Connerré est spécialisée dans les rillettes, notamment les rillettes à base de porc fermier de la Sarthe, ainsi que les mousses charcutières et pâtés.
En 2007, elle a reçu la médaille d'or de la rillette au concours de Mamers.



logo-fassier.jpg Fassier. Société de charcuterie et de découpe de porc basée à Vibraye. Ses domaines de prédilection vont du jambon, abats de cochon, pâtés sans oublier les inévitables rillettes. Entreprise indépendante peu connue du grand public, celle-ci travaille en majorité sur le marché des collectivités et RHD. Sa présence en GMS s'effectue principalement dans les rayons coupes, MDD et ainsi qu'en LS sur quelques produits.
L'originalité de Fassier réside dans son positionnement de charcutier généraliste (large gamme) et ses deux activités principales que sont la découpe de porc frais (Fassier ne possède pas d'abattoir) et la transformation qui en résulte.


Cosme.
Petite entreprise Mancelle d'une centaine de personnes environ, cette charcuterie semi-industrielle excèle dans la fabrication de charcuteries. Bien que peu présente en dehors de la Sarthe, cette marque est connue de tous les amateurs Sarthois de rillettes pour la qualité artisanale de ses produits. Elle est distribuée principalement dans les magasins du département et des régions limitrophes.



On trouve également d'autres noms Sarthois de charcuteries industrielles de moindre taille mais bien présentes sur le territoire :

 - Rillettes Boussard
au Mans. Cette charcuterie au nom bien Sarthois est implantée à deux pas du circuit des 24 heures. Elle fabrique également des boudins.

- Charcuterie SAUSSERAU à St Aubin des Coudrais. Avec un effectif d'une quarantaine de salariés, cette entreprise est peu visible en GMS. Elle produit notamment des rillettes en verrines, ce qui est peu commun pour la région.

- Charcuterie Gilet à Ruaudin. Cette petite charcuterie de la couronne mancelle n'est certes pas la plus importante de la Sarthe, néanmoins la qualité de ses rillettes est excellente et très proche de ce qui se fait artisanalement. On trouve principalement ses produits dans les magasins de l'agglomération du Mans. Depuis la fin 2009, Gilet appartient à la charcuterie Prunier de Connerré.
logo-gilet120.jpg
- Charcuterie Boulvert à Bonnétable. Cette société est intimement liée à la charcuterie Ruel bien qu'étant indépendante.

- Charcuterie Ruel à Bonnétable. Petite société de qualité, la charcuterie Ruel vient de recevoir la médaille d'or (catégorie des salaisonniers) au fameux concours national de la rillette de Mamers en 2008.

- Cosnelle à La Ferté-Bernard

- Prestiges de la Sarthe à La Ferté-Bernard

- Rillettes Piersault à St Aubin des Coudrais. Bien qu'étant inscrit dans la catégorie de grossistes au registre du tribunal de commerce, on peut néanmoins trouver cette marque de rillettes dans certains magasins. J'ignore complétement si l'entreprise sous-traite ou fabrique ses produits.

Par Bertrand Molliere - Publié dans : Les différents types d'I.A.A. - Communauté : l'agro alimentaire
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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 12:44



undefined Outre l'automobile (Renault, 24h du Mans, Valéo...) et le secteur tertiaire (assurances M.M.A.), l'économie Sarthoise est fortement marquée par l'agro alimentaire. Elle s'appuie sur des outils de production modernes orientés vers les marchés en progression et en synergie avec les ressources agricoles. 

La filière agro alimentaire s'est spécialisée dans les secteurs de la viande et du lait.
Avec 20% des effectifs, plus de 100 entreprises et un C.A. annuel de 2 milliards d'euros en 2007, l'agro alimentaire est au premier rang de l'industrie Sarthoise avec des structures de rang national comptant plus de 100 salariés.

Répartition des emplois dans l'industrie agroalimentaire en Sarthe (source INSEE 31/12/05) :

- 67,7% dans la viande
-14,2% dans le lait
-13,2% dans les industries alimentaires diverses
-3,2% dans le travail du grain, aliments pour animaux
-1,7% dans les boissons

L'industrie agroalimentaire représente 10491 postes salariés dans le département.

Bien que réparties sur tout le département, on peut remarquer une forte présence d'I.A.A. au sein de 3 bassins d'emplois : Le Mans, Connerré et Sablé s/ Sarthe.

Par Bertrand Molliere - Publié dans : Chiffres et données des IAA en Sarthe - Communauté : l'agro alimentaire
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Samedi 16 août 2008 6 16 /08 /Août /2008 11:46

Le rachat en août 2008 du groupe Socopa par le breton Bigard a créé une grosse surprise parmi les acteurs de la profession. Fortement endetté et déficitaire, le groupe Socopa issu des coopératives Agrial (dont l'ex coopérative sarthoise Union Set), Coopagri Bretagne, etc.. n'avait pas semble t'il pas d'autre choix que de s'adosser à un groupe privé. Bigard est désormais actionnaire majoritaire à 51% de la Socopa, le reste étant aux mains des coopératives et des autres investisseurs.

La nouvelle entité issue des numéros 1 et 2 de la viande pèsera 35% du marché des bovins, ce qui est peu compte tenu de la taille énorme des deux groupes. Il ne reste donc que très peu d'intervenants d'envergure nationale à ce jour en France : Soviba, Arcadie, Sobéval, SVA, Kermené font figure de petits poucets face à ce mastodonte.

Les alliances entre coopératives et "privés" deviennent de plus en plus courantes, n'en déplaisent aux défenseurs du modèle coopératif. On peut citer l'alliance entre Entremont et Unicopa en lait, LDC et les outils d'abattage de la coopérative morbihan CAM 56 (Procanar, Celtys, Celvia, Chapon Bressan,BNI...), Sodiaal et Bongrain, etc...

En Sarthe, le groupe Bigard contrôle maintenant 3 sites : Charal Sablé s/Sarthe, Socopa Cherré et Bahier à Sceaux s/Huisne. D'où l'inquiétude légitimes des éleveurs et salariés, car une rationnalisation des sites est à prévoir. Certes si l'outil de Cherré est moderne et proche de Paris, celui-ci est déficitaire.
Quant à Charal Sablé (ex-Sabim), une spécialisation du site sur le porc n'est pas exclue. L'outil autrefois très polyvalent à son âge d'or (porc, boeuf, mouton) devient du coup plus menacé.

Enfin pour Bahier, une synergie dans la charcuterie patissière avec Bigard est probable. Pour la rillette et les autres produits, c'est le flou total.

Réponse du feuilleton dans quelques mois, souhaitons que la Sarthe ne patisse pas de cette réorganisation à grande échelle....

Par Bertrand Molliere - Publié dans : Info - Communauté : l'agro alimentaire
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