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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 22:02
Source : Ouest-France - 26/05/2011
Denis Lambert, PDG du groupe LDC. Ouest-France
Denis Lambert, PDG du groupe LDC.© Ouest-France
Une usine de plus dans le giron du leader européen de la volaille ! Le géant sarthois reprend un abattoir de dindes, près de Lyon. Sa filiale espagnole a trouvé un partenaire pour décoller.
Repères

 

 

Taille patron

 

Après avoir racheté, fin 2009, les plats cuisinés Marie et les volailles Maître coq du vendéen Arrivé, le groupe LDC, basé à Sablé-sur-Sarthe, affiche, au terme de l'exercice 2010-2011, une carrure XXL : 15 600 salariés, 58 usines, 2,6 milliards de chiffre d'affaires, 627 000 tonnes de volailles et de plats cuisinés, 100 millions d'investissement programmés en 2011-2012.

 

Seul le résultat net a un peu piqué du nez à 48 millions d'euros, en raison des pertes de la société Marie, en cours de réorganisation.

 

Arrivé : ça marche aux petits oignons !

 

« Nous avons respecté notre tableau de marche à la virgule près. Et même nous faisons mieux que prévu : nous atteignons l'objectif de 3 % de marge dès la première année », se félicite Denis Lambert, PDG de LDC. Assurément, la reprise du volailler vendéen Arrivé se révèle une excellente opération pour le groupe sarthois.

LDC s'affirme comme le numéro un français et européen de la volaille avec des marques phare (Maître coq, Le Gaulois...) en forte progression et une présence marquée dans les produits élaborés à forte valeur ajoutée.

Le géant volailler s'apprête à négocier d'ici à juillet une nouvelle augmentation de ses tarifs avec la grande distribution pour répercuter dans son intégralité la hausse de 15 % du prix de revient des poulets, gonflé par la flambée du prix des céréales.

 

Traiteur Marie : 8,5 millions de pertes

 

Les volumes vendus ont augmenté mais la valorisation des produits est décevante. L'ensemble du pôle traiteur, deuxième métier du groupe, est déficitaire de 2 millions. Les usines Marie et le pôle traiteur historique du groupe (la Toque angevine...) se mettent en ordre de marche sous la bannière d'un commandement unique.

« Une cellule recherche et innovation de cinq personnes sera installée dans l'usine de Sablé-sur-Sarthe. Elle travaillera sur la qualité nutritionnelle, les ingrédients, les recettes, l'emballage, les process industriels et la cuisson », précise Philippe Gélin, directeur du pôle traiteur. « Le retour à la profitabilité à l'horizon 2013 est l'un de nos challenges », a déclaré Denis Lambert.

 

Un abattoir de plus dans l'escarcelle

 

LDC a conclu, le 19 mai, le rachat de la société Corico (39 millions de chiffre d'affaires, 250 salariés) basée à Monsols (Rhône), spécialisée dans la production, l'abattage, la découpe et la fabrication de produits élaborés de viande de dinde. Cette acquisition lui permet de réorganiser son pôle volaille dans le Sud-Est, avec une spécialisation des usines. L'usine de Louhans sera spécialisée dans le poulet. L'usine de Monsols, dans la dinde.

 

Mariage en Espagne

 

« Trop petite », reléguée au 14e rang des volaillers en Espagne, la filiale ibérique de LDC est une des rares activités déficitaires du groupe. Pour décoller, LDC a conclu un accord de partenariat industriel et commercial avec le groupe coopératif Alimentacion natural. Ce dernier, numéro cinq de la volaille en Espagne, détenteur d'un abattoir ultramoderne va prendre les commandes de l'abattoir de LDC en Castille, apporte dans la corbeille de mariage ses couvoirs et usines de nutrition animale pour créer, dans deux ans, une société unique dans laquelle LDC possédera 35 % du capital.

 

Par ailleurs, LDC et son allié espagnol créent une société de produits élaborés. Là, c'est LDC qui sera majoritaire, avec 65 % du capital.

 

Xavier BONNARDEL.  Ouest-France

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Published by Bertrand Molliere - dans Info
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