« Nous ne comprenons pas pourquoi Bordeau Chesnel n'appose pas le logo Le Porc Français sur ses pots de rillettes. D'où vient la viande », s'interroge Mickaël Guilloux, éleveur mayennais, responsable de la section porcine de la Fédération régionale des syndicats agricoles (FRSEA). Depuis l'embargo russe, les coûts de production ont grimpé, disent-ils. « Spécifier le logo, ce serait garantir la production de viande française et, dans les rayons, un excellent repère pour le consommateur. »

 


Dès 5 h, une trentaine d'éleveurs étaient là pour bloquer les éventuels camions venus décharger leur viande. Avisés du mouvement, peu de transporteurs ont finalement fait le déplacement, pour éviter d'être retenus. Deux ou trois poids lourds ont dû cependant rester à l'extérieur de l'usine, le temps que le mouvement se termine, vers 10 h.

Directeur général de LBC (200 salariés), Pierre Héber a reçu une délégation, « conscient des difficultés des éleveurs ». Il a répété ce qu'il leur avait déjà précisé en octobre dernier : « 95 % de la viande LBC est certifiée Viande de Porc Française [l'ancien logo], soit 100 % des carcasses. » Pourquoi pas le nouveau logo ? « Une mesure coûteuse qui ne changerait rien à la qualité des approvisionnements. »

 

Véronique GERMOND.