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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 21:42

Source : Le Petit Courrier / L'Echo de la Vallée de Loir 18/04/2013

ÉCOMMOY • Le bâtiment qui abritera la chaîne de production de bouchons réunionnais de la SNAF, devrait être livré au premier trimestre 2014. Au départ, il emploiera 10 personnes.

 
L'usine d'Asia Food s'étendra sur près de 5800 m2.

L'usine d'Asia Food s'étendra sur près de 5800 m2.


 

Le site de production de bouchons réunionnais de la société nouvelle Asia Food (SNAF) dont les travaux ont débuté en février, Zac des Truberdières, devrait être livré « au premier trimestre 2014. Sous réserve que les travaux ne prennent pas de retard », affirme Julien Nompain le responsable commercial métropole et porteur de ce projet estimé entre 7 et 10 millions d’euros.

Recrutement fin 2013

Prudent, l’entrepreneur annonce au départ une dizaine d’emplois. « Sur le début d’une activité on ne va pas démarrer avec 40 salariés. On va débuter avec une dizaine d’employés : un directeur, des agents de productions, et quelques préparateurs de commandes », laisse entendre Julien Nompain.

Le recrutement sera local, « on va former des gens d’ici » et aura lieu « fin 2013, si le calendrier des travaux reste le même », explique le responsable.

L’entreprise réunionnaise a choisi de bâtir un site en France pour deux raisons : le coût du fret maritime qui a énormément augmenté et l’aspect sanitaire. « Nous souhaitons maîtriser l’ensemble de la chaîne en matière de traçabilité. »

La SNAF a choisi l’emplacement d’Écommoy car c’est un lieu pratique. « À quelques mètres de l’entrée de l’autoroute, proche de Rennes où sont situés nos fournisseurs en viande de porc et en volailles », détaille le commercial. La proximité avec les ports de Saint-Nazaire et du Havre facilite aussi la réception de certaines matières premières (le poivre, le piment, le combava). Julien Nompain qui a visité une dizaine de sites d’implantation a apprécié le franc-parler de Sarthe développement. « On ne nous a pas montré que les aspects positifs. »

Bouchons réunionnais

À Écommoy, la marque très connue à la Réunion, va confectionner dans un premier temps une gamme de 5 bouchons différents : des petites ravioles au porc, au poulet, porc-crevette, porc combava (un agrume proche du citron) et poulet combava.

 

La suite dans le journal du 19 avril 2013.

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 22:43

Source : JDE Edition Rhône - 06/04/2013

 L'entreprise de Monsols est entrée dans le groupe LDC en juin. De futurs investissements la positionnent en site leader pour la transformation des dindes.

 

«Nous restons une entreprise familiale», annonce Sylvain Langeard, nouveau directeur du site de Monsols. Pourtant, en juin2011, Corico, spécialisée dans la découpe et la fabrication de produits élaborés à base de volaille créée par la famille Laurent, a intégré le géant sarthois de l'agroalimentaire LDC (Le Gaulois, Maître Coq, Loué, Marie et Traditions d'Asie). «L'entreprise gagnait de l'argent mais les investissements pour lui assurer une bonne pérennité n'avaient pas été faits», constate le directeur, qui affiche 20 ans d'expérience dans les usines du groupe.

Une extension de 3.000m²
Le groupe investit chaque année près de 100M€ sur ses 63 sites de production en France. En2012 et2013, 3M€ seront engagés pour la remise à niveau des bâtiments de Monsols. «Les machines et les capacités de production sont bonnes, affirme le directeur, mais il faut revoir l'organisation interne pour améliorer la gestion des flux et augmenter la productivité.» Aujourd'hui, Corico procède à l'abattage de 45.000 dindes et fabrique 4.500 tonnes de produits élaborés par semaine, ce qui représente 15.100 tonnes de produits vendus en 2011. «D'ici à 2015, le volume doit passer à 65.000 dindes et 8.000 tonnes de produits élaborés par semaine. Dans les dix ans, nous visons 30.000 tonnes de produits par semaine, toutes activités confondues, pour un chiffre d'affaires de 100M€.» À plus long terme, dans les trois à cinq ans, une extension de 3.000m² est prévue pour relier les deux pôles installés sur deux bâtiments distincts. «Près de 5M€ sont budgétés afin de revoir notamment la partie conditionnement qui sera commune à l'abattage et à la fabrication des produits élaborés.» Des embauches seront alors nécessaires.

Une filière intégrée
La nouvelle organisation va permettre à Corico de se positionner par rapport aux autres sites du groupe en région. «LDC manquait d'une usine de produits élaborés cuits dans le quart sud-est de la France, confie Sylvain Langeard. Avec ses capacités de production, Corico sera le deuxième site pour la production de volaille après LDC Bourgogne (850 salariés), installée à Louhans en Saône-et-Loire.» Le site de Monsols deviendra le leader sur les produits de dinde destinés principalement à la restauration hors foyers et LDC Bourgogne se concentrera sur le poulet et la clientèle des grandes et moyennes surfaces. Une partie développement de nouveaux produits démarrera dès la restructuration et les investissements terminés. «Nous n'avons pas de budget R & D en local mais nous sommes un site de production autonome pour développer des innovations produits secs, notamment, se projette Sylvain Langeard. Nous sortirons maximum huit références par an pour assurer deux à trois innovations pérennes.» Cette acquisition stratégique pour le groupe augmente ses capacités de production sur les produits élaborés. «C'est plus simple de transformer en local, commente le directeur du site. Nous disposons d'un bon réseau d'approvisionnement dans un rayon de 250km autour de l'usine.» Car ce type d'équipement et ses perspectives de croissance se répercutent sur l'ensemble du tissu économique local. Près de 80 éleveurs locaux travaillent pour Corico et 110 pour LDC Bourgogne. Les sites d'élevage se concentrent sur l'Ain et la Saône-et-Loire. «Avec le pôle Amont du groupe, nous aidons au développement des fermes d'élevage, argumente Sylvain Langeard. Nous souhaitons avoir une filière intégrée et nous nous engageons avec les éleveurs sur des contrats à l'année, plutôt en termes qualitatifs que quantitatifs.»

Compost
La famille Laurent, et notamment Christine Laurent, l'ex-dirigeante de Corico, s'occupe aujourd'hui de Monsols fertilisant qui a aussi intégré le groupe LDC, dans sa banche Amont. Cette TPE de trois salariés a développé une activité de compost et d'écoproduits vendus en vrac pour les agriculteurs et les industriels ou en sachets pour les particuliers via les jardineries. Une activité proche de l'élevage et de l'agriculture dans la logique de filière intégrée développée par le groupe sarthois.

Corico


(Monsols) Directeur du site: Sylvain Langeard Chiffre d'affaires 2011: 43millions d'euros, dont 25% à l'export (certains morceaux comme les ailes trouvent leur marché en Asie et en Afrique plutôt qu'en Europe) 250 salariés sylvain.langeard@ldc.fr

Groupe LDC

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 22:31

Source : L'Usine Nouvelle - Par Emmanuel Guimard (Pays de la Loire) - Publié le 17 avril 2013, à 14h34      

Bouchons réunionais
© Asia Food

La société réunionnaise construit une usine de 5 800 mètres carrés à Ecommoy (Sarthe) pour produire ses "bouchons", une spécialité culinaire créole.

La Snaf, Société nouvelle Asia Food, a lancé à Ecommoy (Sarthe) la construction d'une usine de 5 800 mètres carrés, sur un terrain d'1,5 hectare. Cette unité, dont l'ouverture est prévue au premier trimestre 2014, sera destinée exclusivement à la production de "bouchons réunionnais" surgelés, spécialité de l'île de La Réunion, version créole du Xao Mai chinois. Il s'agit d'une bouchée de viande enrobée de pâte.

"C'est le snack le plus consommé à la Réunion", note Julien Nompain, responsable du développement commercial en France, qui porte le projet d'investissement au sein de l'entreprise. Snaf, société familiale d'une trentaine de salariés, a été fondée en 1988. Présidée par Philippe Yue Yew, elle est basée à Bras-Panon, à l'est de La Réunion.

L'unité sarthoise vise le marché de la GMS est des boutiques spécialisées en France, puis l'export. L'implantation sarthoise est d'ailleurs liée à la proximité d'un approvisionnement en viande de porc et de volaille mais aussi à l’existence d’une bonne desserte autoroutière, d'un partenariat en logistique pour le stockage en froid négatif et à l'équidistance des ports du Havre et de Nantes-Saint-Nazaire.

L'entreprise subissait la contrainte de l'éloignement logistique et l'augmentation du coût du fret maritime. L'unité démarrera avec 10 salariés pour atteindre à terme une cinquantaine de personnes. Le montant de l'investissement, porté par l'entreprise, n'est pas communiqué.

Emmanuel Guimard

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 19:03

Source : Ouest-France - 21/09/2012

Cachée dans la zone d'activités du Pont à Sablé à Sablé-sur-Sarthe (Sarthe), la très petite entreprise Supplex travaille sur le marché de niche des poudres alimentaires. Une taille modeste qui n'empêche pas le nouveau patron d'avoir des projets.

Arnaud Vannier-Moreau a repris l'usine et l'activité de Supplex fin 2011.

Il faut passer devant les grandes usines d'un géant de l'agroalimentaire pour arriver chez Supplex. « On est tellement petit qu'on ne nous trouve pas ! », s'amuse Arnaud Vannier-Moreau, patron de cette très petite entreprise (TPE).

 

Il a repris l'usine fin 2011. « J'ai depuis une quinzaine d'années, une affaire de produits nutritionnels, 100 % naturels et bio, essentiellement à base de lait d'amande en poudre. » Une affaire qu'Arnaud Vannier-Moreau menait depuis Paris. « Je suis un Parigot, confesse-t-il, personne n'est parfait. »

Jusqu'à fin 2011, l'équipe de huit personnes d'Arnaud Vannier-Moreau concevait uniquement des produits de marque La Mandorle et vendus dans des supermarchés bio. « On externalisait la production et je suis tombé par hasard sur l'entreprise Supplex. »

 

Des poudres de lait animal ou végétal

 

La marque sabolienne, qui fête cette année ses 50 ans, fabriquait elle aussi des poudres naturelles et nutritionnelles. Des boissons et des préparations vendues dans les grandes et moyennes surfaces. « Avec une nuance forte, distingue le nouveau PDG, c'est que Supplex crée des poudres à partir de lait animal, alors que La Mandorle, ce ne sont que des produits à base de lait végétal. »

Dans un premier temps, Arnaud Vannier-Moreau envisageait seulement de faire fabriquer ses poudres à Supplex. « Mais il se trouve qu'à ce moment-là, la société périclitait et devait déposer le bilan. Si au départ, j'étais parti pour externaliser la production, finalement, j'ai repris l'affaire. Ça s'est fait très vite. »

 

Neuf nouveautés en 2013

 

Depuis, Supplex continue de fabriquer des poudres et notamment son célèbre chocolat « Supplex Cao », mais aussi les poudres de lait végétal 100 % naturelles et bio. Et le nouveau patron ne compte pas s'arrêter là. « On a en projet de lancer neuf nouveaux produits dès janvier 2013. »

L'ensemble des gammes Supplex et La Madorle devrait également passer sans gluten. Un mélange de protéines contenu dans le blé, auquel de plus en plus de consommateurs sont allergiques. Arnaud Vannier-Moreau entend ainsi se positionner sur « un segment de marché où il y a de plus en plus de besoins ».

Une niche industrielle qui protège Supplex de la concurrence des géants de l'agroalimentaire. « La grande distribution nous suit, c'est bien. Notre souci aujourd'hui, c'est le soutien, notamment des pouvoirs publics. Pour l'instant, on est dans le tunnel, on ne sait pas ce que ça va donner. »

 

Actuellement, les huit salariés de La Mandorle travaillent à la fois à Paris et à Sablé. Le PDG a repris les trois temps plein et demi de Supplex et embauché quatre personnes supplémentaires en CDD.

Céline BARDY

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 18:38

Source : L'Usine Nouvelle - Par Emmanuel Guimard (Pays de la Loire) - Publié le 08 février 2013, à 14h07

Site Bahier de Sceaux-sur-Huisne (Sarthe) 
Site Bahier de Sceaux-sur-Huisne (Sarthe)
© Google Maps

 

Le fabricant sarthois de rillettes et de boudin se dote d’une nouvelle plateforme logistique et modernise ses process dans un contexte de réduction des marges dans le secteur charcutier.

Bahier, l’un des principaux fabricants sarthois de rillettes, a lancé un investissement de 10 millions d’euros à Sceaux-sur-Huisne (Sarthe), où il est basé. L’information, qui émane du "Maine Libre", n’est pas démentie par l’entreprise qui n’a pas souhaité s’exprimer auprès d’autres médias.

L’entreprise, qui n’a pas mené un tel projet depuis vingt ans, construit une plateforme logistique de 4 500 mètres carrés d’une hauteur de 14 mètres. 800 mètres carrés seront dédiés à la congélation, aujourd’hui répartie sur plusieurs sites, 2 500 mètres carrés à l’expédition et plus de 1 000 mètres carrés à l’emballage. Ce bâtiment, livrable en septembre, prendra le relais d’un autre édifice situé à La Ferté-Bernard (Sarthe), dont le bail arrive à échéance.

Cette construction d’un coût de 5 millions d’euros s’inscrit dans un programme d’investissement global de 10 millions d’euros. L’autre moitié du budget est consacrée à une extension de l’usine de Sceaux-sur-Huisne, laquelle va gagner 400 mètres carrés et s’équipera de nouvelles machines.

L’une des finalités est de réduire au maximum les pertes matières, explique Jean-Yves Venard, le directeur général de Bahier, dans le "Maine Libre". Le dirigeant qualifie cet investissement d’impératif face à la hausse des prix de la matière, du fait de la demande internationale, et de la réduction des marges dans un secteur charcutier où de nombreuses PME risquent de disparaître dans les prochaines années.

Bahier emploie 460 salariés et son chiffre d’affaires 2012 s’est élevé à 69 millions d’euros. L’entreprise souhaiterait développer l’export, qui ne représente actuellement que 1 % de ses ventes. Bahier, qui fabrique aussi du boudin et des tripes, a cédé l’année dernière son activité hamburger (1 million d’euros de chiffre d’affaires) à la société Salaisons Sabatier, située à Dijon. Cette dernière a transféré la ligne de production dans l’atelier de sa filiale Dussert (Nièvre).

Emmanuel Guimard

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 12:34

Source : LES MARCHES 09/01/2013

Le leader a vendu 10% de volaille en plus au 3e trimestre

mercredi 09 janvier 2013

Sur le marché des viandes de volaille, LDC annonce avoir commercialisé en France 10% de tonnages en plus au cours de son troisième trimestre (de septembre à novembre 2012), en comparaison de la même période de 2011. Une part de cette progression vient des usines reprises à Doux en septembre. Cette progression des volumes s’accompagne d’une augmentation de 8,8% du CA de la branche, passant de 474,4 à 516,0 M€. A périmètre identique, cette progression d’activité de 7,3% s’accompagne d’une augmentation de 6,7% du chiffre d’affaires. « En France, le niveau d’activité du troisième trimestre hors amont confirme la tendance du premier semestre », commente un communiqué de presse. En cumul sur les neuf premiers mois (soit de mars à novembre 2012), les volumes commercialisés par le département Volaille France du groupe sont en progression de 6,4 % et le chiffre d’affaires de 5,1 %. Les « efforts commerciaux engagés » dont fait part LDC s’illustrent dans les panés en format familial. Maître Coq, n°1 de ce segment de marché (42% du volume selon Iri en septembre), a progressé de 12% en 2012. Sébastien Verdier, directeur du marketing, explique ce succès par la montée en gamme, le passage de la dinde au poulet, la nouvelle présentation ainsi que la popularité de l’ancienne marque d’Arrivé, « spécialiste du poulet », devenue n°2 du rayon volaille au printemps 2012.

S. C.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 18:24

Source Ouest- France : samedi 22 décembre 2012


 

 

Placée en redressement judiciaire depuis mi-octobre, la société mancelle située boulevard Lefaucheux, a dû se résigner à cesser son activité. Fin novembre, Thierry Métivier expliquait que la hausse « importante des matières premières » avait nui à l'entreprise, « on a eu du mal à la répercuter sur les prix de nos clients ». La société employait dix salariés.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 21:09

Source : Le Quotidien Les Marchés - 22/11/2012

La fabrique de rillettes sarthoise Boussard, qui compte une vingtaine d’employés, a été citée hier par Robert Volut, président de la FICT, parmi les quatre entreprises charcutières ayant déposé le bilan depuis septembre. Le président de la fédération des industriels charcutiers (FICT) a aussi cité la charcuterie alsacienne Iller, qui emploie 250 permanents et le site de Geo Madrange à Ablis (Yvelines), employant 155 personnes, « en sursis ».

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 08:11

Source : Ouest-France - 20/11/2012

 

Augmentation du prix des matières premières, négociations avec la grande distribution... Les industriels en ont parlé hier aux élus et services de l'État.
Marietta Karamanli, Christian Prunier, PDG de la société éponyme et Roger Volut, président de la fédération des industriels charcutiers.

 

La rencontre a eu lieu chez Prunier, à Connerré (Sarthe). Roger Volut, président de la fédération Fict (Fédération des industriels charcutiers, traiteurs, transformateurs de viandes) est venu sensibiliser les élus et les services de l'État à la crise que traverse la filière depuis un an.

 

La consommation se porte bien, mais les coûts industriels explosent

 

L'augmentation du prix du porc, des volailles, etc. pèse dans les coûts industriels. Des hausses de prix impossibles à répercuter sur les prix de vente à la grande et moyenne distribution, a dénoncé Roger Volut auprès de Marietta Karamanli, députée et de Pascal Lelarge, préfet. Ce qu'il a résumé par « le déséquilibre des négociations avec les distributeurs ».

Paradoxalement, la consommation de la charcuterie se porte plutôt bien. « Nous ne sommes pas dans une crise de volume comme l'industrie automobile et pourtant, on perd de l'argent. On marche sur la tête ! » La fédération a estimé que chaque jour, à cause de la réduction de marge imposée par la grande distribution, l'industrie charcutière perdait 50 centimes du kilo. « Il faudrait que nous augmentions de 5 à 15 % le prix de vente de nos produits à la grande distribution, évalue Robert Volut. En rappelant que 700 emplois ont disparu du secteur l'an dernier (1).

En Sarthe, la charcuterie Boussard, placée en redressement judiciaire depuis mi-octobre, reste optimiste. La société mancelle emploie dix salariés et « suite à la hausse importante des matières premières, on a eu du mal à la répercuter sur les prix de nos clients, relate Thierry Métivier, le patron. On a encore un mois pour présenter les comptes ».

 

Table ronde au ministère de l'Agriculture mercredi

La fédération demande que soit appliquée la Loi de modernisation de l'économie et que « cessent les pratiques commerciales abusives ». Et réclame, dans les contrats producteurs-distributeurs négociés annuellement, une « clause de sauvegarde permettant la révision des prix de vente en cas de variations importantes des prix d'achat des matières premières ». Une table ronde est prévue mercredi à Nantes avec le ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Stéphane Le Foll. La fédération espère bien un accord avant la fin de l'année.

(1) La fédération représente 300 entreprises, soit 35 000 salariés dont 1 050 en Sarthe. Dans le département, par an, 36 000 tonnes de charcuteries sont produites, dont 16 500 tonnes de rillettes !

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 18:42
Source : Ouest-France - 19/11/2012
Dans les cuisines de Gourmet consultants, Johann Hertault et Christophe Daguenet travaillent sur des produits qui devraient être sur le marché au printemps, voire cet été.
Dans les cuisines de Gourmet consultants, Johann Hertault et Christophe Daguenet travaillent sur des produits qui devraient être sur le marché au printemps, voire cet été.
La société mancelle emploie des chefs de cuisine pour accompagner des projets agro-alimentaires. Et parcourt des capitales en quête des tendances culinaires.
Trois chefs de cuisine, un chef pâtissier qui ont exercé dans des « grandes maisons » parisiennes mettent leur savoir-faire, leur expérience et leurs compétences au service de Gourmet consultants.

La société mancelle, fondée en 1998 par Olivier Pichot, lui-même ancien chef de cuisine, conseille et accompagne les professionnels de l'agro-alimentaire. Bahier veut des rillettes de volaille nutritives, Gourmet consultants lui propose des « rillades » intégrant des légumes, à tartiner, pour des verrines ou à « dipper » (du verbe anglais signifiant plonger). Des prototypes, des dégustations ont été réalisées jusqu'à satisfaire le client qui, la recette en poche, a mis sur le marché ses rillades aux légumes.

Gourmet consultants qui emploie une petite dizaine de personnes (1), travaille pour des grands groupes agro-alimentaires, mais aussi pour la distribution comme le groupe Casino pour ses concepts de restauration. Organisme de formation agréé pour les chefs des hôtels-restaurants Campanile, photographe culinaire pour Carte d'or ou Relais d'or Miko, Gourmet consultants s'est aussi lancé dans le référencement en janvier. La société négocie les meilleurs prix de marchandises pour ses clients hôteliers et restaurateurs.

« Safaris culinaires »

L'entreprise mancelle a une autre corde à son arc : dénicher les tendances culinaires pour ses clients ou pour ses propres besoins. « Si on veut être force de proposition en terme de créativité, explique Émilie Beauger, responsable marketing et communication, il nous faut observer ce qui se fait en France et à l'étranger. »

Londres reste une bonne plateforme d'observation, avec son ouverture ethnique, son sens de l'innovation sans tabou. « On organise des « safaris culinaires ». Deux ou trois jours à Londres, Barcelone, Tokyo et la prochaine fois, en Scandinavie avec sac à dos, appareils photo et estomac bien accroché pour goûter à plein de choses sur des thématiques variées : la vente à emporter, les grandes surfaces, le restaurant traditionnel ou encore le « street food » (manger dans la rue, NDLR).

Pour le groupe Casino, un des « safaris » a été organisé à Rome, le client souhaitant en savoir plus sur la restauration italienne. Pour Monoprix, Gourmet consultants a rapporté l'idée londonienne d'un bar à jus (de fruits auxquels on ajoute ou pas yaourts, graines de céréales, miel...). L'enseigne urbaine en a installé un depuis aux Halles, à Paris.

De ses courts voyages, Gourmet consultants « sent » des manières de faire comme l'importance « des produits de qualité dans la street food, le retour à la cuisine bistrot, l'utilisation de produits locaux ». « Tout ce qui est sucré est actuellement détourné pour du salé, comme la crème brûlée au foie gras ou les éclairs au wasabi (pâte verte japonaise) avec filet de saumon. ».

 

(1) L'entreprise est située rue Edgar-Brandt, dans la zone de Monthéard, au Mans.

Florence LAMBERT
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