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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 17:34
Source : Ouest-France - 16/11/2012

L’extension du centre de conditionnement des œufs de LDC-Loué sera inaugurée ce samedi matin, à La Bazoge. LDC et Les Fermiers de Loué se sont mariés devant l’autel de la logistique en créant une plateforme d’expédition commune de leurs œufs, à La Bazoge. Depuis janvier 2012, la Sovopa (LDC) et la Sacofel (Fermiers de Loué) travaillent main dans la main pour envoyer leurs œufs partout en France, sous les marques Le Gaulois, Loué et les marques distributeurs.

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 10:10
Source : Ouest-France - 11/11/2012
 
C'est un coup de massue qui s'est abattu sur cette petite ville de la Sarthe. 186 personnes vont perdre leur travail. Les salariés sont sous le choc, les élus se mobilisent.
L'usine Candia.
Archives Ouest-France.
Vendredi midi, à la laiterie Candia, sur une rive du Loir, au Lude (Sarthe)... Les salariés sortent les yeux rougis, de la colère dans la voix. Ils viennent de rencontrer le directeur de Candia, Maxime Vandoni. Sans comprendre davantage pourquoi leur site va fermer, au plus tard en juin 2014, après ceux de Villefranche (Ain) et Saint-Yorre (Allier) en 2013. En tout, 308 emplois en CDI et 50 emplois précaires sont concernés, dont 186 au Lude.

Fermer trois sites pour densifier les autres (1), c'est une question de « pérennité et de survie », martèle Bernard Auffray, directeur du site ludois qui « n'a pas assez de volume pour être agrandi. Son potentiel de développement est limité. Il assure exclusivement l'emballage en briques alors que le format bouteille se développe ».

10 % de la population active

La mort dans l'âme, les salariés ont débrayé toute la journée de vendredi, bloquant la collecte du lait. L'offre de reclassement au sein du groupe Sodiaal laisse la plupart dubitatifs. soixante-quinze postes vont bien être créés à Lons, Campbon, Cambrai et Vienne. Un point positif pour les salariés mobiles, notamment les plus jeunes. Mais pas pour Denis, vingt-quatre ans d'ancienneté : « Si c'est partir à 200 km, je ne postulerai pas pour un autre nouveau poste. Ma femme travaille ici, j'ai une maison à payer... Je ne sais pas quoi faire. »

« La fermeture de Candia va être une catastrophe, déplore Monique Thermeau, maire. En 2006, on avait déjà perdu 400 à 500 emplois avec les fermetures des entreprises Vetra, Pelletey, les vergers Verrechia... » Seul fleuron restant : l'entreprise Néopost (machines à affranchir). « Candia, c'est 10 % de la population active du Lude. Toute l'économie locale va être touchée », craint Louis-Jean de Nicolaÿ, conseiller général.

Ne pas baisser les bras

Les élus ne vont pas baisser les bras. Ils veulent trouver des solutions pour reclasser les salariés localement. Et pour le site, dans lequel la ville a beaucoup investi (clôture, station d'épuration...).

Vendredi, au Mans, les représentants du personnel ont rencontré le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll. « Il a été très réceptif. Il nous a redonné du courage, souligne Romain Pottier, délégué CFDT. On lui a fait part de notre demande : on voudrait garder le conditionnement du lait aromatisé et la crème, puisqu'on nous dit que c'est le lait blanc qui ne se vend plus. »

De son côté, Stéphane Le Foll a demandé « un rendez-vous à la direction de Sodiaal sur les questions stratégiques, pour voir les changements que l'on peut apporter ». Il appuie « la demande de contre-expertise faite par les salariés ».

 

 

(1) Lons, Campbon, Cambrai et Vienne.

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 08:17
Source Les Echos | 09/11 | 07:00

Malmené par la flambée des matières premières et la guerre des prix sur le lait, Candia va fermer trois de ses huit usines. Le groupe veut saturer ses lignes de production afin d'être capable d'affronter une concurrence exacerbée à l'approche de la fin des quotas laitiers en 2015.

Premier producteur de lait de consommation en France, Candia s'apprête à restructurer profondément son outil industriel. La société détenue par le groupe coopératif Sodiaal (Yoplait) veut fermer trois de ses huit usines, supprimant ainsi 313 emplois sur un total de 1.465.

Les trois sites concernés fabriquent 300 millions de litres de lait par an, soit 20 % de la production de Candia. A l'avenir, ces volumes seront traités par les cinq autres usines de la société. Aucun changement, donc, pour les agriculteurs qui livrent leur lait à Candia. Les salariés touchés par la réorganisation recevront des propositions de reclassement dans les autres sites du groupe ou dans des usines partenaires. Les dirigeants se sont en outre engagés à chercher des solutions de réindustrialisation des trois sites touchés.

Le projet présenté hier matin en comité central d'entreprise (CCE) concerne les laiteries du Lude (Sarthe), de Villefranche-sur-Saône (Rhône) et de Saint-Yorre (Allier). L'usine de Lude, qui se trouve être dans le département de Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Pêche, devrait cesser son activité mi-2014. Les deux autres le feront d'ici à un an, fin 2013.

Cette réorganisation représente une charge exceptionnelle «  très importante » que le groupe refuse de chiffrer. Elle devrait être imputée sur les comptes de 2013. Le projet est assorti de la création de 70 nouveaux emplois et d'un investissement de 60 millions d'euros destinés à moderniser l'outil industriel. «  Nous avons l'ambition de redéployer la marque, d'augmenter la production et l'exportation », précise Maxime Vandoni.

Candia souffre d'un manque de compétitivité chronique, qui s'est aggravé depuis deux ans avec la guerre des prix sur le lait et la flambée des coûts des matières premières. La difficulté de répercuter, dans les tarifs à la distribution, les hausses du carburant, du carton, du plastique et du lait a lourdement affecté les comptes. Résultat, Candia a plongé dans le rouge en 2012 et bouclera son exercice sur une perte opérationnelle de 26 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 1,2 milliard d'euros.

Un nouveau modèle industriel

En 2011, le résultat opérationnel s'était élevé à 10 millions d'euros. Une performance obtenue au prix d'économies drastiques sur les investissements publi-promotionnels. Mais la marque a souffert de cette baisse des investissements publicitaires en 2012.

En restructurant son outil industriel, Candia espère regagner en compétitivité et renouer avec les bénéfices en 2015. Pour y parvenir, le groupe veut saturer les lignes de production et entrer dans une logique de massification. L'entreprise a défini «  un modèle industriel europerformant », explique Maxime Vandoni, le patron de Candia. Celui-ci doit être capable d'affronter la concurrence exacerbée des pays du nord de l'Europe, à l'approche de la fin des quotas laitiers, en 2015.

A l'avenir, chaque usine Candia devra se trouver au coeur de sa zone de chalandise. Et produire 400 millions de litres de lait par an, en brique et en bouteille (désormais plus conformes au goût du consommateur).

Les cinq sites préservés ont vocation à combiner l'approvisionnement de la région dans laquelle ils se trouvent et l'exportation. Campbon (Loire-Atlantique) servira la région et l'étranger, Awoingt (Nord) la Belgique et le Royaume-Uni, Vienne (Isère) produira pour l'Italie et Lons (Pyrénées-Atlantiques) pour l'Espagne. La Talaudière (Loire) reste dédiée à la fabrication des laits infantiles, qui requièrent une technicité particulière.

MARIE-JOSÉE COUGARD, Les Echos
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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 22:03

La Chambre syndicale de la boucherie charcuterie traiteur de la Sarthe organisait ce dimanche son 20e concours départemental des meilleures rillettes, dans le cadre de la Foire du Mans.

L'entreprise Cosme a décroché le prix d'excellence en catégorie "salaisonnier", Sébastien Hautreux (La Flèche) celui en catégorie "charcutier" et Patrice Papillon (Loué) celui en catégorie "charcutier-boucher".

Ce dernier a également été proclamé "champion des champions" 2012.

 

Source : Le Maine Libre - 16/09/2012.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 17:21

Source : Agraalimentation - 20/09/2012

Si Marie profite du retrait de Maggi sur les surgelés, la marque perd des parts de marché au rayon traiteur, à l’exception des plats cuisinés. Parmi les innovations de rentrée, deux sortent du lot : des plats cuisinés destinés au 3-7 ans et des viandes en sauce à poêler.

Séduire les adultes de demain, il y a sans doute un peu de ça dans une des dernières innovations de Marie (LDC). La marque lance quatre références de plats cuisinés destinés aux enfants de 3 à 7 ans. Parmentier de poisson à la tomate ou encore jambon-purée de pommes de terre et pforme urée vertes (portions de 220 g, PVC : 2,95 euros) ont été pensés pour plaire aux enfants et rassurer les enfants. Le packaging adopte des codes enfantins et la barquette, jaune, la d’une maison. « Les 3-10 ans représentent 10 % de la population en France, et aucune offre spécifique ne leur est proposée », rappelle Christine Ball, directrice marketing de Marie.

 
Des produits semi-bruts en surgelé
Autre innovation pour la marque, la gamme « Prêt à poêler ». Marie s’aventure sur le produit semi-brut surgelé avec ces trois références de viande accommodée à remettre en œuvre à la poêle. Le consommateur n’a plus qu’à ajouter l’accompagnement. Trois références sont proposées : escalopes de volaille (poulet) crème et moutarde, émincés de poulet au thym, boulettes de bœuf tomates et parmesan (400 g, PVC : 4,95 euros). « Nous voulons faciliter la vie des consommateurs tout en lui laissant de la liberté », précise Christine Ball.
 
Surgelés : Marie profite du retrait de Maggi
Si le marché des plats élaborés surgelés se valorise (+ 1,6 % à 947 M EUR, source Iri CAM à P9 2012 – HM SM), il a régressé en volume (- 1,6 % à 160 200 t), du fait notamment du recul des promotions. « Nous sommes le premier contributeur à la croissance en valeur, avec 38 % de contribution », se félicite Christine Ball. De fait, en surgelés (marché touché par le retrait de Maggi), la marque a consolidé son leadership sur les sachets familiaux (33,2 % de part de marché, + 4,4 points) et progressé sur les poissons en sauce (19,3 % de part de marché, + 3 points) et, dans une moindre mesure, sur les apéritifs (7,3 % de part de marché, + 1,9 point). Elle recule en revanche sur les quiches, tourtes et tartes (31,4 % de part de marché, - 3,7 points), dont elle reste toutefois leader.
 
Au traiteur, seuls les plats cuisinés progressent en part de marché
Sur le rayon traiteur frais, (+4,6 % en valeur à 3,5 Mds EUR, + 2,8 % en volume à 500 000 t), Marie se porte bien sur les plats cuisinés individuels en barquette (12,6 % de part de marché, +0,9 points) mais perd des parts de marché sur les tartes (12,3 %, - 1,1 point) et les pâtes à dérouler (5,7 %, - 0,7 point). Sur les plats cuisinés, la gamme Juste Cuisson est un succès. Elle contribue à la croissance du marché à hauteur de 27 % depuis son lancement.
D’ici à 2015, Marie vise 200 M EUR de chiffre d’affaires, contre 170 M EUR sur le dernier exercice (avec les marques Traditions d’Asie et Weight Watchers notamment). Sur 42 000 t de produits commercialisés par Marie SAS, 35 000 le sont sous les marques de l’entreprise.



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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 17:11

Source : Les Marchés - 20/09/2012

Un arrêté du 10 septembre paru au JO du jour porte homologation des cahiers des charges de Label Rouge pour le « poulet blanc nu fermier élevé en liberté » et le « poulet jaune fermier de 100 jours élevé en liberté » au bénéfice de l’organisme de défense et de gestion Syndicat des volailles fermières de Loué.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 08:37

Source : Boursier.com - 11/09/2012

 

LDC va récupérer les sites industriels de Laval et de Sérent, qui appartenaient au Groupe Doux, en cours de démantèlement. Le Tribunal de commerce de Quimper a tranché hier en retenant, notamment, cette offre de reprise partielle d'actifs du leader français du secteur volailler. Mais l'actualité concerne également les prix des matières premières, qui continuent à flamber et qui poussent l'industriel de l'agroalimentaire à réagir.

Concernant l'ancien site Doux de Laval, qui compte 261 salariés, LDC a prévu d'investir 5 millions d'euros sur trois ans et de conserver tous les effectifs, tout en rapatriant l'activité de volailles entières depuis Sérent, "afin de permettre à cette unité de conserver un niveau d'activité en adéquation avec les effectifs repris". Les 174 employés de Sérent ne conserveront en revanche pas tous leur poste. L'activité sera réorientée vers la fourniture de découpes de poulet à destination des activités de produits élaborés du groupe, avec 60 personnes. Des propositions de reclassement sur d'autres sites situés à moins de 20 km de Sérent seront offertes à 55 personnes. Les salariés non repris bénéficieront d'un dispositif de priorité à l'embauche pour une période de 3 ans.

Quant à la problématique des coûts, LDC précise avoir engagé des discussions avec les clients "afin d'obtenir les revalorisations tarifaires nécessaires pour limiter l'impact de ces hausses et préserver l'équilibre de la filière". La société évoque ainsi "deux premières revalorisations" qui entreront en application à compter de septembre puis d'octobre, mais qui seront insuffisantes pour contrer la flambée des prix des céréales. En conséquence, une troisième hausse "sera nécessaire", indique la direction.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 18:28

Source : Ouest-France - 10/09/2012

 

Le tribunal de commerce de Quimper (Finistère) a décidé de valider les offres de reprises présentées pour les sites de Laval (Mayenne), Sérent (Morbihan), Boynes, Amily (Loiret) et Blancafort (Cher).

La Vraie Croix (Morbihan) et Graincourt (Pas-de-Calais) et Le Pontet (Vaucluse) n'ont pas d'offre de reprise.

Au total, sur 1 704 CDI et CDD, 883 postes seront supprimés et 679 repris.
Voici, site par site, le jugement :

Pleucadeuc (395 salariés).

Le site est repris par Galina Doux. Seulement 135 salariés sont repris sur 395.


Laval en Mayenne (303 salariés).

Le site est repris par LDC. 261 salariés sont repris. 41 CDD sont repris aussi.

Sérent dans le Morbihan (174 salariés).

LDC reprend l'usine. 60 salariés sont repris.

La Vraie Croix dans le Morbihan.

 Les salariés du personnel administratif ne sont pas repris.

Pontet (Vaucluse).

17 salariés non-repris sur une vingtaine.

Boynes et Amily dans le Loiret (155 et 18 salariés).

C'est l'offre de Glon - Sanders et Duc : 80 salariés repris à Boynes.

Blancafort (Cher)

120 salariés sont repris sur 184. Glon - Sanders et Dux sont les repreneurs.

Graincourt, dans le Pas-de-Calais (253 salariés)

Le site est promis à la fermeture. La semaine dernière, une société iranienne puis un groupe ukrainien se sont retirés du projet.

Doux Aliments à Clémont (Sologne)

C’est l’offre de Glon Sander et Duc. 10 salariés repris sur 15.

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 22:12

Source : Ouest-France Entreprises - 12/08/2012

Le géant sarthois de la volaille a déposé une offre de reprise. Mais il faut attendre le 10 septembre pour connaître la décision du tribunal de commerce de Quimper (Finistère).

Vendredi midi, à la sortie de l'usine de Laval, les salariés discutent des dernières informations sur l'offre de reprise de LDC. Il y a les optimistes et ceux qui préfèrent « attendre avant de juger ».

Le groupe volailler a déposé, vendredi, auprès du tribunal de commerce de Quimper (Finistère), son offre de reprise de l'usine Doux de Laval. Dans cette offre, LDC reprend tous les emplois (303), en CDI (contrats à durée indéterminée) comme en CDD (contrats à durée déterminée). Toutefois, il faut attendre le 10 septembre. C'est en effet, à cette date que le tribunal de commerce de Quimper se prononcera en faveur (ou pas) de ce projet de reprise du groupe Doux.

Vendredi, devant l'usine lavalloise, les salariés de l'équipe du matin restaient prudents. « On est soulagés, mais on attend de voir nos prochains patrons... », lance un ouvrier. Il faut dire que les nerfs ont été mis à rude épreuve depuis plusieurs semaines. « Les salariés ont été dégoûtés par la décision du tribunal de commerce, début août. » À cette époque, le tribunal avait rejeté l'offre de reprise du site de Laval par Sofiprofitéol.

LDC et Laval, même région

« Les conditions de cette reprise étaient pourtant très intéressantes, explique David Combot, délégué CGT. La totalité des salariés obtenaient une garantie de l'emploi pendant deux ans. Et le groupe assurait qu'il allait investir de façon importante sur le site. » Ce qui explique que le délégué CGT se montre prudent lui aussi. « J'attends avec impatience les conditions de cette reprise de LDC. »

La page Doux semble définitivement tournée. Si bien qu'il est difficile de trouver un salarié pour défendre le groupe breton. « On ne veut plus en entendre parler, lâche Serge. Charles Doux a fait fortune sur notre dos. Et il n'a pas payé les salaires de juillet ! » Annick, 12 ans d'entreprise, ne mâche pas non plus ses mots à l'encontre de son ancien patron. « Les gens ne veulent plus de Charles Doux. Sur les chaînes, il y en a qui commençaient à craquer. »

Les représentants des salariés reconnaissent qu'il y a des différences culturelles entre Doux et LDC. « Le patron de LDC, Denis Lambert, est venu nous serrer la main avant de présenter son offre de reprise. On n'a jamais vu ça avec Charles Doux », juge Liliane Saulou, déléguée FO. C'est un bon point pour LDC, qui a également la réputation d'investir dans ces usines. « Ce n'est pas le cas de Doux, affirme David Combot. Résultat, l'outil de travail a vieilli. Mais le site de Laval n'est pas obsolète. D'ailleurs, la chaîne de montage est moderne et les conditions de travail se sont améliorées depuis dix ans. »

Finalement, l'identité LDC semble naturelle pour les salariés de Laval. « C'est vrai. Nous sommes dans la même zone géographique. » Espérons que cette volonté de rapprochement du groupe et des salariés sera entendue par le tribunal de commerce.

 

Jean-François VALLÉE
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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 20:49

Source : Ouest-France - 31/07/2012

Sophie Suire est l'une des trois productrices sarthoises de safran.Il y a six ans, elle a décidé de se lancer dans la production de cette épice au parfum puissant.
Sophie Suire s'est lancée il y a six ans dans la culture de safran. En plus des stigmates, elle vend aussi des sirops ou des gelées concoctés avec cette épice.

On l'appelle l'or rouge car son prix (environ 30 € le gramme) flirte avec celui du métal précieux (un peu plus de 40 € le gramme pour de l'or 24 carats).

Horticultrice de formation

C'est une émission de télévision qui lui a donné envie de se lancer. Elle a d'abord fait une formation de gestion et des stages chez d'autres safraniers. Près de six ans se sont écoulés depuis qu'elle a planté son premier bulbe. Aujourd'hui, Sophie Suire, horticultrice de formation de 37 ans, cultive cette épice à la robe rouge-orangé dont elle vend la production depuis seulement un an. Notamment via un magasin en ligne.

Enregistrée depuis juillet 2011 à la Chambre d'agriculture de la Sarthe, sous la marque du Safran de Vauloge, elle est l'une des trois productrices de cette épice dans le département. Avec l'exploitation située à Lavernat (Safran des Pays de Loire) et celle de Ruillé-Vancé (Safran pur de la côtière).

Désormais, c'est sur deux terrains de 1 500 m2 jouxtant sa fermette rénovée de Saint-Célérin que poussent ces jolies fleurs lilas (crocus sativus) aux feuilles nervurées et au coeur desquelles on extrait trois précieux stigmates.

De 100 à 400 grammes

« J'ai commencé avec une centaine de bulbes. Il y en avait 20 000 au total lors de la dernière récolte », raconte cette mère de trois enfants dont l'exploitation est en partie certifiée « bio ».

Après une première production de 100 grammes l'année dernière, Sophie Suire a atteint les 400 grammes cette année. « On espère faire le double en septembre prochain, précise-t-elle. Mais je ne sais pas avec la météo actuelle. Le risque, c'est que les bulbes pourrissent. On fait d'ailleurs des sondages pour voir si tout se passe bien. »

Du safran en sirop

« On cueille le matin. Chaque jour apporte son lot de fleurs qui a éclos dans la nuit. Il peut y en avoir une dizaine en début de récolte. Et jusqu'à 5 000 les meilleurs jours. Il faut alors toute la journée pour les ramasser », raconte Sophie Suire.

Une fois la récolte annuelle effectuée (entre septembre et novembre), les stigmates sont séchés. Ils perdent alors 80 % de leur poids. Puis vient l'heure de leur conditionnement. Sophie Suire propose des jolis tubes à essais qui contiennent 0,25 g, 0,5 g ou un gramme d'épice.

Elle fait aussi des confitures, du miel et de la gelée au safran. Originalité : elle fabrique aussi un sirop qui se marie, paraît-il parfaitement, avec de l'eau. Mais aussi avec un vin blanc ou un champagne servi à l'apéritif.

Taper dans l'oeil des chefs

Ce n'est pas tout. Pour développer la commercialisation de sa production, Sophie Suire court les marchés de la Sarthe et « les fêtes de village et les manifestations médiévales pendant l'été », ajoute-t-elle.

L'occasion pour le public de retrouver la saveur d'une épice qui était largement cultivée sur nos terres au Moyen Âge avant de devenir un produit d'importation.

En plus des marchés, la cultivatrice démarche aussi les restaurateurs. Ses stigmates ont d'ailleurs déjà tapé dans l'oeil du chef de l'excellente adresse du Tablier de Jaurès, au Mans. Jusqu'en septembre, Jérôme Lair a inscrit à sa carte d'été une nage de langoustines au safran avec ses petits légumes de saison.

Safran de Vauloge. Contact : www.safran-vauloge.com/

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