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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 21:52

Source : Ouest-France - 30/07/2012

 

Rond, dentelé, croquant et pur beurre frais, la véritable recette du petit sablé de Sablé de Georges Justier a un demi-siècle. Le menu du cinquantenaire.

Amélie Loret entourée des trois plus anciens salariés. Au premier plan, Suzanne Haye, depuis 42 ans à la biscuiterie, Irène Touché, depuis 40 ans, et Patrick Merienne, pâtissier depuis 19 ans.

Inscrit au conservatoire des arts culinaires, de notoriété nationale et internationale, La Sablésienne a bâti depuis longtemps sa réputation. Pas de date d'anniversaire, mais plusieurs événements tout au long de l'année pour marquer le cinquantenaire de la biscuiterie familiale.

« On a commencé début juillet avec l'ouverture d'une nouvelle boutique à La Flèche, précise Amélie Loret, PDG de La Sablésienne. Samedi prochain, nous proposons des animations originales et festives : la décoration de biscuits, très tendance chez les Anglo-Saxons, la sweet table. »

Tradition et innovation

Trois gammes de sucré, plus de 30 recettes, du bio depuis 20 ans, du salé avec la gamme des biscuits apéritif, La Sablésienne n'arrête pas d'innover. « Notre force, c'est de savoir allier la tradition et l'innovation, assure la responsable. C'est important de valoriser une recette qui fait partie du patrimoine culinaire mais aussi de sentir les tendances de demain. » Pour boucler ce cinquantenaire, c'est promis il y aura de nouveaux produits pour la fin d'année.

L'export est lui aussi en progression : « 8 % essentiellement le Moyen-Orient, la Russie, le Japon, Hong kong, Macao et un peu en Europe. On espère reprendre le marché américain, où le taux de change nous a empêché d'exporter pendant plusieurs années », poursuit Amélie Loret.

Une équipe motivée

En 10 ans, la jeune chef d'entreprise a multiplié le personnel par quatre. « De 3 à 12 salariés. Les trois plus anciens sont toujours là et ils transmettent leur savoir aux jeunes. Je suis fière d'avoir réussi à composer une équipe mixte, solide, motivée, toujours enthousiaste et prête pour développer des projets », concède Amélie Loret.

Pour finir la célébration, tout l'été à 10 h 30, du mardi au jeudi, sauf la semaine du 15 août, où les ateliers seront fermés, la biscuiterie propose des visites guidées en groupe. « On raconte et on illustre notre savoir-faire, se réjouit la chef d'entreprise. Parler de l'origine, de nos racines, montrer la fabrication... Les clients sont très demandeurs. »

Samedi 4 août, décoration de biscuit, La Sablésienne, avenue Jean-Monnet. Pour les visites, prendre rendez-vous au 02 43 95 04 53.

Murielle DESMOULINS
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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 17:20
Source : Ouest-France - Sarthe - 23/07/2012
Les éleveurs de vaches bio du Gaec de Chantenay, à Cherreau (Sarthe), fabriquent des glaces depuis six ans. Ils allient exigence, qualité des produits et surtout éthique.
Valéry Bourlier, sur les terres de Chantenay (110 ha) à Cherreau, au coeur du Perche Sarthois. La production laitière se fait sur deux fermes, mais c'est chez lui, dans son labo, qu'il fabrique la fameuse glace.

Des glaces bio, produites en Sarthe, à la ferme, pas évident sur le papier. Pour y croire, il faut goûter. C'est fait, et on s'en lèche encore le museau...

 

Le point de départ de cette aventure ? Le Gaec de Chantenay (Cherreau) : collines boisées, vastes parcelles verdoyantes, synonymes de repas de choix pour les petites vaches qui font ce lait bio, à l'origine de tout. Chantal et Valéry Bourlier habitent et travaillent là. Ils ont repris cette ferme familiale après avoir bourlingué un peu partout et font de la glace depuis six ans.

« Le plus naturel et simple possible »

Un choix de vie : « On traverse la cour pour aller au travail. » Et cette idée lumineuse pour mettre en valeur la production laitière, principale source de revenu de la ferme : de la glace bio. « Un produit sain, surtout anti-cliché », prévient Valéry. Un tour au laboratoire, où tout est nettoyé, renettoyé, désinfecté. Tenue quasi médicale pour tous. « On évite les virus, les bactéries. Il y a des procédures déposées auprès des services vétérinaires, des administrations et des agréments européens. On ne se sent pas épié car c'est une volonté de transparence, dans la mesure où je veux faire un produit le plus naturel et simple possible. » Dont le goût n'est jamais le même à 100 %. C'est tout le charme du bio. Toute sa difficulté aussi.

Autre différence fondamentale avec l'industrie : « Notre glace est à base de lait du jour, donc un produit frais. » Pour le fermier glacier, les choix des races et du mode d'élevage sont cruciaux. Environ 70 vaches en liberté, des laitières rustiques, voire montagnardes, au lait riche et sain. « On produit plus de 400 000 litres de lait par an. Et 8 000 litres de glace. On est gourmand. Notre glace est dans la logique des bonnes choses. » Vanille, chocolat, caramel au beurre salé, ortie/menthe, noix de coco et pain d'épice (fait maison) pour les crèmes glacées. De vraies bombes ! Et quelques sorbets sans lait, notamment pour les problèmes d'intolérance aux produits lactés. À la fraise (sarthoise et bio), cerise griotte, cassis, pomme du Perche, citron et sureau (notre coup de coeur !)...

Un produit de luxe, jamais !

Comme elles ne sont pas en vente directe, les prix sont fixés par le distributeur. Présentes sur huit départements, les glaces de Chantenay se trouvent aux Biocoop du Mans (Le Fenouil, Chèvrefeuille) et La Flèche, auprès de restaurateurs, de salons de thé, dans des marchés locaux dont celui de La Ferté (vendredi de 9 h à 19 h). Sont fournis aussi collèges, lycées, cuisines centrales, banquets, mariages... Un produit de luxe, jamais !

« Une école sur Allonnes ou un 3 étoiles ont la même qualité de produit ! On a déjà fait pression pour que j'augmente mes prix, mais ce n'est pas ma philosophie. Je ne veux pas exclure qui que ce soit en vendant mes glaces trop cher. » L'important pour Valéry : « Je me fais plaisir. Ça vient de ma ferme. Je ramasse mes fleurs, mes baies, et j'ai réussi à diminuer le taux de sucre tout en gardant la tenue et le goût. » D'où cette finesse en bouche obtenue à coups de savants dosages, d'expériences et de tâtonnements. Un produit d'exception, local, fait avec amour et sérieux.

 


Gaec de Chantenay. À Cherreau. Tél. 02 43 93 75 47 ou 06 72 12 01 57 et vbourlier@gmail.com
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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 21:25

Source : Usine Nouvelle - Par Stanislas du Guerny (Bretagne) - Publié le 02 juillet 2012, à 15h44

 Yaourts
© D.R. Mamie Nova

[ACTUALISE] - La filiale d'Andros annonce un plan de réorganisation. Son usine dans l’Aisne va fermer et quelque 76 emplois devraient être supprimés dans l’usine bretonne qui emploie actuellement 168 salariés.

 

La direction de Novandie, à Marcillé-Raoul (Ille-et-Vilaine), confirme à l’Usine nouvelle un projet de fermeture de son usine de Rozet Saint-Albin (Aisne), qui emploie 95 salariés. Elle fabrique des yaourts pour Mamie Nova.

 

Novandie va également réduire l’effectif de son unité de Marcillé-Raoul qui fabrique des produits laitiers, principalement sous la marque Mamie Nova, pour le compte de son actionnaire Andros. La production est en chute : de 65 000 tonnes en 2005, elle est tombée à 25 000 tonnes en 2011.

Les deux usines de Rozet Saint-Albin et de Marcillé-Raoul voient, selon les syndicats, une partie de leur plan de charge se réduire car il serait transféré à Auneau près de Chartres (Eure-et-Loir) où le groupe renforce sa production.

 

La direction du site de Marcillé-Raoul assure, de son côté, que les volumes de production des deux usines sont répartis entre tous les autres sites, notamment à Maromme (Seine-Maritime), à Savigné-L'Evêque (Sarthe) et à Vieil-Moutier (Pas-de-Calais).

 

L'usine de Marcillé-Raoul (Ille-et-Vilaine) compte 168 salariés : 76 postes de travail devraient être supprimés d'ici à la fin de l'année. La procédure de négociation est en cours avec les organisations syndicales. La charge globale de l’usine se réduit car une partie des volumes sont transférés sur d'autres sites du groupe.

Les élus locaux sont mobilisés et demandent à la direction d'Andros de leur apporter des précisions concernant cette importante baisse des effectifs.

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 21:17

Source : L'usine Nouvelle -Par  Stanislas du Guerny (Bretagne) - Publié le 29 juin 2012, à 16h00  

Poulets Doux
© D.R. - Doux

A lire sur le même sujet

Les membres du comité central d'entreprise du Groupe Doux sentent que l'issue est proche. Les administrateurs attendent les offres de reprise le 5 juillet et les partenaires sociaux seront informés le lendemain. Le tribunal de commerce de Quimper siègera le 16 juillet pour statuer sur ces éventuelles propositions.

 

Les membres du comité central d'entreprise convoqués ce jour au siège social du groupe Doux à Châteaulin (Finistère) mesurent un peu plus l'urgence de la situation. D'après les administrateurs judiciaires, le manque de trésorerie les oblige à aller très vite pour la recherche d'un repreneur.

La date limite pour le dépôt des offres est fixée au 5 juillet. Le lendemain, les membres du Comité central d’entreprise connaîtront les noms des candidats éventuels. Le tribunal de commerce de Quimper a prévu, quant à lui, une audience le 16 juillet et il décidera de la suite à donner à ces acheteurs potentiels. Les syndicats sont très inquiets et craignent une importante restructuration.

 

Aucun nom n'a encore filtré à propos des entreprises intéressées par le groupe Doux, mais une vingtaine de candidats seraient sur les rangs. Plusieurs identités circulent parmi lesquelles LDC dont on dit qu'il tient la corde, Triskalia, Terrena, Glon Sanders et dans une moindre mesure Duc.

Le projet de plan de continuation d'activité souhaité par Charles Doux semble être écarté par les administrateurs judiciaires. "Ils considèrent, explique un syndicaliste, que le manque quotidien de trésorerie ne permet pas de l'organiser".

 

Mais la famille Doux n'a pas nécessairement baissé la garde. Elle va très certainement chercher à éviter par tous les moyens une cession rapide de ses actifs. La trésorerie du groupe est tendue, mais elle devrait pouvoir encore tenir quelques semaines", dit-on dans l'entourage du dirigeant.

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 22:17

Source : Agri72 - 25/06/2012

A l'issue du vote des membres du bureau de la coopérative Agrial réunis ce matin, le Sarthois Arnaud Degoulet remplace Gilbert Herpe à la présidence.

L'éleveur de porcs, installé à Noyen-sur-Sarthe, avait présidé la coopérative Union Set avant la fusion avec Agrial. Il assurait jusqu'à présent la charge de vice-président délégué.

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 21:09

Source : LSA - 22/06/2012

Logo Groupe Doux
 
"Le groupe Doux va être mis en vente dans son intégralité", a indiqué Régis Valliot, administrateur judiciaire dépêché par le tribunal de commerce de Quimper.
 
Père Dodu reviendrait à Terrena
Selon une source proche du dossier, père Dodu serait vendu à Terrena. Le groupe, qui réalise un chiffres d’affaires de 2.28 milliards d’euros pour le seul le secteur de l’agroalimentaire (dont 35.4 % dans la volaille) possède déjà la marque Douce France au rayon volailles en GMS (et la marque Tendre Plus dans le bœuf via sa filiale Elivia).
LDC, leader de la volaille en GMS avec ses marques Loué, Le Gaulois, et Maître Coq, (CA 2011 volailles : 2.1 milliards d’euros) reprendrait les abattoirs de volailles dédiées à la viande fraiche, dans le but d’accroître ses parts de marché sur le marché français.
JBS, leader mondial des bovins et acteur nmajeur sur la volaille, reprendrait bien les activités brésiliennes de Doux, qui s’était désengagé du Brésil le 23 mai dernier.
Charles Doux, PDG de l’entreprise qui possède 80 % du capital, bataillerait quant à lui pour conserver les exportations, et bénéficier ainsi des aides européennes.
Le Foll en appelle à la grande distribution
Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, a pour sa part appelé à la mobilisation des partenaires bancaires dans le dossier Doux « afin de trouver une solution financière permettant la poursuite de l’activité du groupe Doux » a-t-il précisé dans un communiqué de presse diffusé ce jour.
« L’ensemble de la filière doit travailler pour préparer collectivement une configuration d’avenir garantissant la pérennité de l’outil industriel, dans l’intérêt des éleveurs, des salariés et de la filière volailles. » a-t-il ajouté. Pour pérenniser cette filière, le ministre en a appeler à la grande distribution. Il « compte sur l’esprit de responsabilité de la grande distribution, partenaire de la filière, dans la prise en compte de la hausse des prix des matières premières. » 60 % du cout de revient de la volaille est expliquée par l’alimentation. Le prix des céréales, après une courte accalmie, est reparti à la hausse.
Julie Delvallée et Sylvain Aubril
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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 15:55

Source : Ouest-France - Économie vendredi 22 juin 2012

Doux, leader européen de la volaille, se résigne à être vendu après l’échec d’un plan de redressement du groupe familial basé à Châteaulin (Finistère), dont la survie est cruciale pour préserver les milliers d’emplois de la filière.

 

 

Reprise globale

« Nous cherchons une solution de reprise globale et coordonnée avec l’ensemble des acteurs de la filière, sous l’égide des pouvoirs publics », a déclaré Régis Valliot, administrateur judiciaire chargé du dossier depuis le 1er juin.

« Au bout de trois semaines d’observation, on a fait le constat que la trésorerie est trop difficile et que l’on vit d’expédients […]. On ne va pas durer longtemps comme cela », a ajouté M. Valliot.

 

 

Sauvegarder un maximum d’emplois

Selon lui, une solution de sauvetage du groupe Doux doit être trouvée « au maximum pour la fin du mois de juillet ».

Pour tenir d’ici là, une usine d’aliments pour chiens, un actif non stratégique, a été mise en vente pour un montant de 17 millions d’euros.

Pour l’administrateur judiciaire, la solution de reprise « devra maintenir les activités, sauvegarder un maximum d’emplois et apurer le passif dans les meilleures proportions possibles ».

 

 

Des repreneurs sur les rangs

Plombé par une dette estimée à plus de 430 millions d’euros, le groupe fait l’objet de convoitises.

Plusieurs grands noms de l’agroalimentaire se sont d’ores et déjà déclarés. Le groupe Duc a évoqué, quelques jours à peine après le dépôt de bilan de son concurrent, des « synergies » possibles « dans les mois à venir ».

D’autres opérateurs sont aussi sur les rangs. Dans son édition du 23 juin Le Monde cite la société cotée en Bourse LDC, connue pour sa marque poulets de Loué, ou encore le groupe coopératif Terrena.

 

 

Sauver la filière

Dans ce dossier hautement politique, l’objectif est d’éviter tout démantèlement. Une solution envisagée serait que les candidats se rassemblent dans un consortium.

« L’ensemble de la filière recherche une solution globale », souligne-t-on au ministère de l’Agriculture, où l’on ne veut pas entendre parler de vente à la découpe.

La crainte est que, si seuls les bons morceaux sont vendus, il y ait de la casse sociale. Avec 3 400 salariés, le groupe Doux est un acteur de poids dans les zones rurales. Sans compter les dizaines de milliers d’emplois induits.

 

La FNSEA, principal syndicat agricole, a appelé jeudi à une « solution rapide » pour soulager les quelque 700 à 800 éleveurs dont certains n’ont pas été payés pendant des semaines.

Son président Xavier Beulin réclame aussi une réflexion sur l’ensemble d’une filière déjà mal en point et que la défaillance de Doux fragilise plus encore.

 

La CGT pour la vente

Les syndicats de l’entreprise ont été surpris par l’annonce de la vente du groupe. La CFDT a fait part de ses craintes pour l’emploi, mais la CGT a affirmé que la solution de la vente était « faisable ».

Pour Michel Morin, vice-président PS de la région Bretagne qui suit le dossier, la mise en vente du groupe est « une très bonne nouvelle ». C’est « une décision que nous appelions de nos vœux », a-t-il dit.

« Ca va permettre aux repreneurs potentiels de travailler à une proposition de reprise, car jusqu’à maintenant la situation était bloquée ».

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 16:08

Source : Ouest-France Entreprises - 31/01/2012

2011, record de production. C'est ce qu'a annoncé Bruno Casimir, le directeur de l'usine Bel de Sablé à ses salariés lors de la remise des médailles du travail vendredi.

En 2010, l'usine avait déjà produit 40 014 tonnes. En 2011, la barre des 40 000 est à nouveau dépassée et atteint cette fois-ci 41 000 tonnes. « Notre record de production. Certes nous avons été aidés par les relations tendues entre Lactalis et Leclerc et la disparition du Chaussée aux moines de ses rayons », explique le directeur.

50 % à l'export

Les fromages produits à Sablé sont destinés pour 50 % au marché français et pour 50 % à l'étranger. « On a eu peur du côté du Japon en début d'année avec l'accident nucléaire de Fukushima mais le bon niveau des exportations est bien revenu », souligne Bruno Casimir.

En revanche, la baisse des exportations dans les pays arabes et en particulier en Lybie inquiète le directeur, mais il émet quelques pistes : « le réseau de distribution n'est pas aussi organisé qu'ailleurs. Il y a peut-être des circuits parallèles que nous ne maîtrisons pas ».

Les Américains fans du mini Babybel

L'atelier mini Babybel est passé en 3 x 8 tiré par les Américains. Face à ce succès, le directeur annonce que, d'ici trois ans, une usine serait construite aux États-Unis. Mais il rassure les salariés de Sablé « lorsqu'une zone s'en va, il existe plein d'autres endroits que nous n'avons pas encore conquis ».

Bref, comme beaucoup d'autres sociétés de l'industrie agroalimentaire à Sablé, Bel n'a pas trop souffert de la crise, même si la matière première, le lait, a sensiblement augmenté. Les perspectives 2012 semblent bonnes. L'objectif est à nouveau fixé à 40 000 tonnes.

Ce qui inquiète le plus Bruno Casimir c'est la crise financière. « Avec 50 % à l'export, les fluctuations de l'euro, du dollar... peuvent avoir de grosses conséquences. Mais nous n'avons pas tous nos oeufs dans le même panier, on doit pouvoir passer le cap 2012 sans trop d'embûches, rassure le directeur. Et s'empresse d'ajouter : le groupe croit en l'usine de Sablé. Pour preuve, il investit 5 millions d'euros cette année chez nous. »

Principaux objectifs la technique et l'environnement. « Il est important de garder des outils compétitifs et performants », conclut Bruno Casimir avant de procéder à la remise des médailles, ponctuée d'anecdotes pour presque chacun des 58 salariés.

Murielle DESMOULINS.

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 16:05

Source : Ouest-France Entreprises - 22/05/2012

Alors que la rumeur enfle à Sablé, la direction et les représentants des syndicats chez Charal se veulent rassurants, malgré un contexte difficile.

Une baisse de consommation

Les deux domaines phares de Sablé, la viande bovine et porcine, sont touchés de plein fouet par une baisse de consommation depuis trois ans. Pouvoir d'achat en berne, absences de soleil et donc de barbecues, les Français boudent la viande.

Confrontée en plus à des difficultés d'approvisionnement (les animaux partent à l'exportation), l'entreprise met en place des mesures d'organisation interne face à cette situation difficile.

Charal Sablé emploie 530 salariés. Depuis le début de l'année, elle n'embauche plus d'intérimaires ou très peu. « Nous avons informé nos salariés que les départs en retraite ne seraient pas remplacés. D'autre part, nous avons des besoins au sein du groupe. C'est pourquoi nous avons proposé aux personnes qui le souhaitent des mutations. Il n'y a pas de plan social en vue », assure la direction.

« Trop nombreux à Sablé »

Des rumeurs, c'est ce que pense Pascal Lemercier, représentant FO chez Charal. « Il n'y a pas de plan de préretraite, juste des incitations à la mutation. Effectivement, la direction a annoncé qu'on était trop nombreux à Sablé. Les gens s'inquiètent, s'imaginent des choses, c'est normal. »

Charal, Bigard, Socopa, c'est plus de 60 sites en France. « En ce moment, ils ont lancé une campagne dans le groupe avec des aides préférentielles pour ceux qui partent sur un autre site. Certains de nos collègues avaient émis le souhait de partir ailleurs, leurs demandes vont être satisfaites. C'est bien. Notre rôle est de veiller. Pour l'instant, il n'y a pas lieu de s'inquiéter », affirme Christophe Pinto, représentant CGT dans l'entreprise.

 

Murielle DESMOULINS.

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 16:00

Source : Ouest-France Entreprises - 01/06/2012

En 2011, la Coopérative agricole des Fermiers de Loués dans la Sarthe ont vendu 31 millions de volailles et 266 millions d'oeufs Label rouge. Un record salué par le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.

Maillot jaune en Label rouge

La Coopérative agricole des Fermiers de Loué (Cafel, 1 000 éleveurs, 80 salariés) a affiché une belle santé, hier au Mans, lors de son assemblée générale, en présence du ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Stéphane Le Foll. La coopérative sarthoise a conforté sa place de leader en volailles Label rouge au terme d'une année 2011 marquée par une croissance de 6 % de ses ventes sur un marché stagnant du fait de la crise.

« Nous avons commercialisé 31 millions de volailles, ce qui est pour nous un record », se félicite Yves de la Fouchardière. Le directeur général tempère aussitôt : « Il n'est pas question de se gargariser de cette hausse des volumes. Le principal, pour nous, c'est de valoriser notre qualité par des prix rémunérateurs permettant à chaque maillon de la filière (éleveurs, abatteur et distributeur) de dégager une marge ».

Des oeufs de Loué dans les quiches Marie

La Cafel a fait décoller de 12 % en volume ses ventes d'oeufs fermiers Label rouge. Son nouveau centre de conditionnement à Bazouges (neuf millions investis en 2011) a expédié 266 millions d'oeufs. Autre record. Cette croissance se réalise sur un marché porteur. « 35 % des oeufs achetés par les consommateurs proviennent d'élevages alternatifs à l'élevage en cage : Label rouge, bio, plein air. Cette part était nulle à la fin des années 80 », rappelle Yves de la Fouchardière.

Les Fermiers de Loué prennent soin de ne pas mettre tous leurs oeufs dans le même panier. Depuis 2011, ils approvisionnent les biscuiteries Saint-Michel. Ils étendent cette initiative avec le traiteur industriel Marie (groupe LDC), à Sablé-sur-Sarthe. « Les quiches Marie fraîches et surgelées incorporent depuis le 1er avril 100 % d'oeufs de Loué Label rouge », a annoncé Denis Lambert, directeur général du groupe LDC.

Éloge ministériel

Le groupe LDC, client exclusif des Fermiers de Loué, abat, découpe, transforme et vend la totalité des volailles de Loué. Le savoir faire des éleveurs trouve un relais puissant dans la force industrielle et commerciale du leader national de la volaille. Un modèle économique considéré comme exemplaire par Stéphane Le Foll : « Loué a pris en compte la diversité des attentes des consommateurs : environnement, alimentation sans OGM, bien-être animal... Je m'engage à défendre le modèle alimentaire français fondé sur l'identification des produits, sur des cahiers des charges rigoureux. Il faut avancer sur une contractualisation entre éleveurs, transformateurs et distributeurs. Les relations entre les Fermiers de Loué et LDC peuvent servir d'exemple. »

Xavier BONNARDEL.

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